Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « La sécurité des aliments : un élément essentiel du système alimentaire en Afrique », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et articles en lien aux points stratégiques abordés lors du briefing.

Chaque année, 91 millions d’Africains consomment des aliments contaminés qui les rendent malades (OMS)
agenceecofin; 07/06/2019

En Afrique, 91 millions d’individus consomment chaque année des aliments de mauvaise qualité qui les rendent malades. C’est ce qu’a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué publié cette semaine, en marge du lancement de la première journée mondiale de la sécurité alimentaire. D’après les statistiques, ces maladies tuent chaque année 137 000 Africains. L’institution indique que ce fléau est essentiellement dû à de mauvaises pratiques hygiéniques dans la préparation culinaire, des conditions inadéquates de production et de stockage des aliments, à un faible niveau d’alphabétisation et d’éducation et à une législation insuffisante sur la sécurité alimentaire ou à son application. Le manque d’accès à l’eau potable contribue également à exacerber cette situation, surtout en Afrique subsaharienne. En 2015 par exemple, la région concentrait environ 58% des 159 millions de personnes dont la source d’eau principale était de l’eau de surface. Cette situation affaiblit également les économies, principalement celles des pays en développement. D’après la Banque mondiale, les pays en développement perdent environ 95 milliards $ en productivité économique, en raison de l’insécurité alimentaire.

Des centaines de millions de personnes tombent malade chaque année à cause d’une nourriture contaminée
news.un.org; 06/06/2019

Près d’une personne sur dix dans le monde (soit près de 600 millions de personnes) tombe malade chaque année et 420.000 d’entre elles meurent après avoir ingéré de la nourriture contaminée par des bactéries, des virus, des parasites ou encore des substances chimiques, indique l’ONU à la veille de la célébration de la première Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments. La célébration de cette Journée a pour objectif de garantir la sûreté de la nourriture que nous mangeons. Les aliments dangereux ont également pour effet de freiner le développement dans de nombreuses économies à faible et à moyen revenu, ces dernières perdant près de 95 milliards de dollars en productivité. A cela s’ajoutent les maladies, les handicaps et les décès prématurés chez les ouvriers. La sécurité sanitaire des aliments, une affaire de tous : tel est le thème de la Journée cette année 2019. La sécurité sanitaire contribue à la sécurité alimentaire, à la santé humaine, à la prospérité économique, à l’agriculture, à l’accès aux marchés, au tourisme et au développement durable. L’ONU a désigné deux de ses agences, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de mener à bien les efforts visant à promouvoir la sécurité sanitaire des aliments à travers le monde. La FAO et l’OMS unissent leurs forces en vue d’aider les pays à prévenir, à gérer et à réduire les risques associés à la filière agroalimentaire, en travaillant aux côtés des vendeurs et des producteurs alimentaires, des autorités réglementaires et des principaux acteurs de la société civile, en fonction du lieu de production de la nourriture, à savoir si celle-ci est produite au niveau national ou importée.

La sécurité sanitaire des aliments sur la sellette
scidev.net, 14/02/2019

Un rapport révèle que plus de la moitié des initiatives en matière de sécurité des aliments financées par des donateurs en Afrique subsaharienne se concentrent sur les marchés étrangers et sont donc insuffisantes pour s’attaquer aux problèmes de sécurité des aliments des consommateurs africains. Selon le rapport, la sécurité alimentaire mérite une attention urgente, car les risques d’origine alimentaire représentent 91 millions de maladies aiguës et 137.000 décès par an en Afrique. Selon les estimations de la Banque mondiale, chaque année, les aliments insalubres coûtent aux économies des pays à revenu faible et intermédiaire environ 110 milliards de dollars américains en perte de productivité et en dépenses de santé. « Le rapport est un appel à l’action pour élaborer et mettre en œuvre des interventions réalisables et pertinentes au niveau local qui, nous le savons, peuvent réduire les conséquences graves des maladies d’origine alimentaire », a déclaré Michael Taylor, co-auteur du rapport du Partenariat mondial sur la sécurité alimentaire, publié le 6 février.

Sécurité sanitaire des aliments : L’aflatoxine fait des ravages au Sénégal
lequotidien.sn, 10/01/2019

L’aflatoxine cause des pertes économiques énormes au Sénégal. D’après les résultats d’une étude sur la qualité des produits alimentaires géo-localisés, présentés hier à l’Institut de technologie alimentaire (Ita), en «moyenne, plus de 128 millions de dollars Us, soit près de 64 milliards de francs Cfa, sont perdus annuellement». La qualité des produits alimentaires géo-localisés a fait l’objet d’un atelier de contrôle et de suivi des produits géo-localisés hier à l’Institut de technologie alimentaire (Ita). D’après le secrétaire général du ministère en charge du Commerce, la thématique est une problématique de santé publique émergente en raison de la recrudescence des toxi-infections collectives et des maladies comme le cancer du foie, au retard de croissance chez les enfants et à l’affaiblissement du système immunitaire. «L’utilisation abusive des pesticides dans les produits de maraîchage, la problématique des aflatoxines sur l’arachide et les produits de l’arachide, le riz et le maïs ainsi que la prolifération des eaux potables conditionnées en sachets suscitent autant de sujets d’inquiétudes sur les risques sanitaires liés à la consommation de ces denrées», a alerté Makhtar Lakh. Au Sénégal, souligne le secrétaire général du ministère du Com-merce qui présidait l’ouverture de l’atelier de partage des résultats de l’étude sur «L’impact économique des aflatoxines», réalisée dans le cadre d’un Partenariat dans la lutte contre les aflatoxines en Afrique (Paca), en moyenne «plus de 98 mille 300 années de bonne santé sont perdues tous les ans au Sénégal du fait des aflatoxines». «Ce qui est l’équivalent de plus de 128 millions de dollars Us en valeur, soit près de 64 milliards de francs Cfa perdus par année», regrette Makhtar Lakh. Qui ajoute : «Dans un contexte de concurrence internationale accrue, l’agro-alimentaire fait face à de nombreuses évolutions liées au progrès technique, à la mondialisation des échanges, à de nouvelles règles européennes et internationales de régulation des marchés et des négociations commerciales internationales agricoles très difficiles avec le cycle de Doha.»

Première conférence internationale FAO/OMS/UA sur la sécurité sanitaire des aliments
who.int, janvier 2019

L’avenir de la sécurité sanitaire des aliments: transformer les connaissances en action pour les populations, les économies et l’environnement ( les 12–13 février 2019 Addis-Abeba, Éthiopie) Avec 600 millions de cas de maladies d’origine alimentaire par an selon les estimations, les aliments impropres à la consommation représentent une menace pour la santé humaine et les économies et touchent de manière disproportionnée les personnes vulnérables et marginales, notamment les femmes, les enfants, les populations en proie à des conflits et les migrants. Cette conférence commune réunira des ministres de la santé, des ministres de l’agriculture, d’éminents experts scientifiques, des organismes partenaires, ainsi que des représentants des consommateurs, des producteurs d’aliments et des distributeurs pour: déterminer les mesures et stratégies essentielles permettant d’affronter et de relever les défis actuels et futurs en matière de sécurité sanitaire des aliments à l’échelle mondiale; renforcer l’engagement au plus haut niveau politique afin d’intensifier la sécurité sanitaire des aliments dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. L’évolution du climat, de la production mondiale d’aliments et des systèmes d’approvisionnement affectent les consommateurs, l’industrie et la planète. Ces changements peuvent avoir un impact sur les systèmes de sécurité sanitaire des aliments et constituer des défis pour la durabilité et le développement.

A quel point les aliments sont-ils sûrs en Afrique?
STDF, 19/11/2018

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Sécurité sanitaire des aliments : Vers la mise en place d’un cadre formel de concertation au Burkina ?
lefaso.net, 28 octobre 2018

Véritables problèmes de santé publique, les maladies d’origine alimentaire peuvent conduire à des situations d’urgence, surtout si le pays affecté n’est pas préparé à y répondre. La question était cœur d’une rencontre de concertation tenue du 25 au 26 octobre 2018, entre les acteurs nationaux et les partenaires au développement intervenant dans la sécurité sanitaire des aliments. Ladite rencontre a été initiée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La question sécuritaire et sanitaire des aliments, selon le secrétaire national chargé de la formation et de l’éducation des consommateurs de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Daniel Da Hien, couvre plusieurs variances, dont la sécuritaire zoo-sanitaire des aliments, la question phytosanitaire et l’alimentation à proprement dit. « Jusque-là, chaque acteur évolue de son côté. Le secteur de l’agriculture avec ses inspections, l’élevage avec ses inspections, le ministère de la Santé pour les questions d’hygiène et autres », a relevé Daniel Da Hien, avant de poursuivre : « La Ligue des consommateurs se débat tous les jours pour que les questions sécuritaires des aliments soient respectées et prises à bras-le-corps, mais chaque fois que le consommateur est confronté à un problème, il ne s’est pas à qui s’adresser ». Pour lui, il y a nécessité que tous les acteurs travaillent en synergie pour le bien-être du consommateur.

Commerce : la CGECI pose la problématique de la Sécurité Sanitaire des Aliments en Côte d’Ivoire
news.abidjan.net, 11/10/2018

La CGECI (Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire), en collaboration avec la Comité national du Codex Alimentarius et le soutien de la firme Coca-Cola, organise les assises d’une Session d’informations et d’échanges autour de la problématique suivante : « le système de la sécurité sanitaire des aliments en Côte d’Ivoire : cadre institutionnel, défis et perspectives ». Cette plateforme vise à susciter un intérêt commun de l’ensemble des parties prenantes sur la question de la sécurité alimentaire. La cérémonie d’ouverture de ses travaux qui s’est déroulée dans la matinée du jeudi 11 octobre, à la Maison de l’Entreprise d’Abidjan, a été présidée par le Prof Dembélé Ardjouma, Directeur Général de LANADA (Laboratoire national d’appui au développement agricole), qui a prononcé une conférence inaugurale, après les allocutions des représentants de la CGECI et du partenaire Coca-Cola. Dans son exposé sur : « le système de la sécurité sanitaire des aliments en Côte d’Ivoire : cadre institutionnel, défis et perspectives », il a expliqué que la Côte d’Ivoire qui, depuis 1995 est membre de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), ne dispose pas d’un document de politique nationale de Sécurité sanitaire des aliments.

Sécurité sanitaire des aliments au Sénégal et au Burkina Faso : Lancement d’un projet d’amélioration des systèmes nationaux
lactuacho.com, 20 août 2018

Un communiqué annonce le lancement d’un projet d’amélioration des systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments au Sénégal et au Burkina Faso pour renforcer les capacités de surveillance intégrée et de réponse aux urgences dans les deux pays. « Le Sénégal et le Burkina Faso, comme la plupart des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), disposent de systèmes de Sécurité Sanitaire des Aliments (SSA) qui font face à de nombreux défis. Les maladies d’origine alimentaire y sévissent de façon récurrente et pèsent lourdement sur leurs systèmes de santé déjà fragiles et en déficit de ressources », note le document. « D’après le document, cet état de fait est accentué par de nombreux facteurs parmi lesquels l’inefficience des systèmes de maîtrise des risques d’origine alimentaire, l’inadéquation des textes réglementaires par rapport aux risques émergents, la prolifération des aliments vendus sur la voie publique sans contrôle, le manque d’information et de sensibilisation des consommateurs ainsi que la mondialisation des échanges », renseigne le document. Toujours d’après la source, dans le cadre d’une précédente intervention, entre 2015 et 2017, le projet «Renforcement de la capacité de surveillance, d’alerte rapide et de préparation à la gestion des urgences de sécurité sanitaire des aliments dans la région de l’UEMOA, et mis en œuvre au Sénégal» a permis au Sénégal d’élaborer un plan national de réponse aux urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments (PNRUSSA).