Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « L’agriculture, moteur de reconstruction économique et de développement dans les États fragiles », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et articles en lien aux points stratégiques abordés lors du briefing.

Soudan: $300 millions du Belarus pour financer l’agriculture au Soudan
suna-sd.net, 02/05/2019

Le ministre d’État du ministère des finances et de la planification économique, Mustafa Yusuf a confirmé l’intérêt du ministère pour la mise en œuvre des accords signés avec la République du Belarus, à la fin de l’année dernière lors de la visite du Président de la République Omar Al-Bashir en Belarus. Il a souligné la force de la relation entre les deux pays et l’engagement du gouvernement soudanais pour développer les relations économiques et faire respecter ce qui a été convenu entre les deux parties. Lorsqu’il a rencontré le Vice-ministre de l’industrie du Belarus, Dimitry Kwarchic en présence de l’Ambassadeur du Soudan au Belarus, le ministre a affirmé l’importance d’accélérer la mise en œuvre de ces accords, et l’accent sur le projet de silos à grains grâce à son rôle dans l’augmentation la valeur de la production à l’usine en augmentant la capacité de stockage du silo à 1 million tonnes, ainsi à réduire les pertes de production.

Tchad : l’armée se lance dans l’agriculture à Djarmaya
alwihdainfo.com, 17/12/2018

La ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Beassemda, s’est rendue ce samedi 15 décembre à la tête d’une délégation au périmètre hydro-agricole aménagé de Djarmaya, à la sortie de N’Djamena, pour s’enquérir de l’évolution des travaux sur le terrain. Le périmètre aménagé de Djarmaya servira à la culture de riz, de maïs et à la culture maraîchère. « Un aménagement comme celui-là, avant tout c’est pour la population », a expliqué la ministre. Elle a également relevé que l’aménagement permettra de donner aux producteurs un encadrement, notamment grâce à l’appui de techniciens. La délégation a également visité la surface de 102 hectares, octroyée au groupement agricole de la direction centrale du génie militaire. « L’armée va contribuer non seulement à nourrir le corps militaire, mais à nourrir les citoyens parcequ’il y aura des gens qui vont quand même trouver quelques graines à travers ce que l’armée pourra faire », a précisé la ministre.

Une agriculture solidaire au Soudan du Sud
lemonde.fr, 06/12/2018

Dans la périphérie de Juba, la capitale du pays, une organisation religieuse pour l’alimentation et l’agriculture, soutenue par les Nations unies, a créé une association de cultivateurs. Après avoir fui les combats dans sa ville natale de Yei, fin 2016, Jenti Juan a débarqué à Jobari, dans la périphérie ouest de Juba, la capitale du Soudan du Sud, avec ses six enfants et son mari, partiellement paralysé. Après qu’elle s’est présentée aux autres résidents, un dimanche, à l’église, le chef du village lui a alloué un terrain de 1 000 mètres carrés pour qu’elle puisse cultiver. Grâce au sorgho, à l’hibiscus ou encore au niébé qu’elle fait pousser, Jenti peut nourrir sa famille, qui dépend entièrement d’elle pour ses besoins de base. « S’il y a la paix dans quelques années, peut-être que je rentrerai à Yei, mais, pour l’instant, je vais rester ici », dit Jenti sans hésiter, pas encore convaincue que l’accord de paix, signé en septembre, entre le président, Salva Kiir, et son principal opposant, Riek Machar, ramènera la stabilité dans le jeune pays. Devenu indépendant du Soudan en 2011, le Soudan du Sud a replongé dans la guerre civile fin 2013, un conflit qui a coûté la vie à près de 390 000 personnes et déplacé un tiers de la population du pays, estimée à 11,4 millions.

Centrafrique : la BAD débloque 16 milliards Fcfa en appui à la chaîne de valeur agropastorale
afrique.latribune.fr, 05/12/2018

La Banque africaine de développement vient d’octroyer un financement de 16 milliards de francs CFA à la République de la Centrafrique. Un protocole d’accord de financement a été signé entre les deux parties ce début de semaine à Bangui. Les fonds sont destinés au projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles dans les savanes. Le développement des activités agropastorales est sans doute l’une des clés de développement de la République centrafricaine (RCA). Il s’agit d’une réalité dont les partenaires du pays sont conscients. Ce lundi 3 décembre 2018, la Banque africaine de développement (BAD) a décidé de soutenir ce secteur. Félix Moloua, ministre centrafricain de l’économie et Joël Tokindang Sibaye, le Représentant pays de l’institution financière panafricaine, ont signé à Bangui, un protocole d’accord de financement. Portant sur une enveloppe de 16 milliards de francs CFA soit environ, 32 millions de dollars, cet accord est destiné à soutenir la mise en œuvre d’un projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles dans les savanes (PADECAS), a indiqué le gouvernement centrafricain.

Développement du secteur agricole : le Tchad se tourne vers la mécanisation
tchadinfos.com, 04/12/2018

Le Tchad s’est doté d’une Stratégie nationale de Mécanisation agricole. Le document a validé lors de l’atelier organisé par le ministère de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles conjointement avec son partenaire technique, la FAO. C’est un document qui a été produit à partir d’une expertise nationale avec le soutien des personnes ressources qui sont venues de l’extérieur. Cette stratégie a pour principal objectif de créer un environnement favorable pour le développement de la mécanisation agricole de manière à assurer un approvisionnement durable en matière d’équipement rural susceptible de répondre au besoin des paysans en tenant compte de la durabilité économique et écologique. Ce projet a été mené sur la base des orientations en matière d’intensification agricole et en s’appuyant sur le rôle que peut jouer la mécanisation dans l’amélioration de la production et de la productivité agricole. Les piliers sur lesquels repose cette stratégie notamment l’amélioration des pratiques agricoles à travers une mécanisation adaptée au contexte du pays, l’amélioration de l’accès des matériels agricoles au profit des producteurs ainsi que le renforcement du rôle système privé constituent ainsi des aspects importants dans l’approvisionnement des matériels agricoles. La stratégie nationale qui a été élaborée propose un horizon temporel en trois phases d’ici 2030. La première de cinq ans et les deux dernières de trois ans. De cette manière, la stratégie contribuera à la création de cet environnement favorable au développement de la mécanisation agricole du pays de manière à apporter des réponses aux contraintes inhérentes au développement de la chaîne, d’approvisionnement des matériels agricoles, de la demande dans le secteur au renforcement des institutions liées à la mécanisation agricole.

États de fragilité 2018
read.oecd-ilibrary.org, 12/11/2018

Il est déjà évident, trois ans après l’adoption du Programme 2030, que les populations vivant dans des contextes fragiles sont celles qui sont accusent le plus de retard. Toutes les formes de fragilité ne sont pas connues du public : la fragilité est un mal polyforme, qui se montre parfois au grand jour, qui se meut souvent dans l’ombre, mais qui, toujours, est un obstacle au progrès. Les conflits, les déplacements forcés, l’extrémisme violent, la famine, etc. sont autant de causes, et de conséquences, de la fragilité. D’où la nécessité de mieux comprendre et mieux anticiper le phénomène afin de mieux y répondre. L’édition 2018 de la publication États de fragilité met en lumière l’enjeu crucial que constitue la fragilité si l’on veut concrétiser les aspirations portées par le Programme 2030 que sont le développement durable et la paix. Elle fait ressortir douze dimensions essentielles de la fragilité, qui mettent à mal les hypothèses courantes et les classements simplistes en catégories. Elle montre, documents à l’appui, les progrès réalisés dans des situations de fragilité au regard du développement durable, en ouvrant des portes de sortie pour échapper au piège de la fragilité. La publication dresse un état des lieux des financements alloués aux actions menées pour remédier à la fragilité et propose des approches plus efficaces prenant en compte son caractère multidimensionnel.

Agriculture Durable en République centrafricaine
mediaterre.org, 25/10/2018

La République centrafricaine est un pays enclavé en guerre civile depuis plus de 5 ans maintenant. Son économie est principalement dépendante de l’agriculture. Cependant, les troubles politiques, la violence interne et des facteurs environnementaux tels que la désertification ont rendu difficile le développement d’une agriculture durable. Plus de la moitié de sa population vit dans une pauvreté extrême et figure parmi les pays les plus pauvres du monde. La RCA travaille avec le FMI depuis 2009, mais parce que l’instabilité qui règne dans le pays, la dette de la RCA est considérée comme présentant un risque élevé. Le FMI suggère que le pays tente de créer une stabilité politique, de contrôler la violence et d’accroître la croissance macroéconomique afin de réduire leur dette et d’améliorer leur classement. L’une des solutions pour renforcer son économie consiste à développer l’agriculture durable en RCA. Travailler sur l’agriculture durable aiderait également à accroître l’agriculture durable en République centrafricaine et à soulager le système environnemental des dommages causés par la foresterie et l’exploitation minière, les deux autres piliers de l’économie de la RCA. Tandis que le gouvernement de la République centrafricaine tente de mettre fin au conflit interne, des organisations externes se sont mobilisées pour contribuer à l’assainissement et à l’alimentation des populations. Selon l’USAID, plus de 400 000 personnes ont été déplacées et, en raison de ce déplacement, les récoltes ont été faibles.

Les cultures de la paix au Soudan du sud
fr.euronews.com, 24/08/2018

L’agriculture pour contribuer à reconstruire un pays dévasté par la guerre et la famine depuis près de cinq ans. À Bor, au Soudan du Sud, des jeunes apprennent à produire des cultures à haut rendement, au sein de la ferme de Hanbit. Sur une parcelle, ils viennent récolter les premiers fruits de leur travail. Une formation de trois mois dispensée dans un centre soutenu par les soldats de la paix coréens, et qui permettra bientôt à ces apprentis de gérer leur propre exploitation. « C’est quelque chose d’extraordinaire », souligne Peter Mathiei, apprenti, « car les connaissances que nous avons acquises ici, nous allons les mettre en pratique là-bas, dans la communauté. Quand nous aurons obtenu nos diplômes ici, nous entamerons la culture dans nos fermes, nous bêcherons et nous cultiverons nos récoltes, et si nous vendons ces cultures, nous aurons de l’argent, et c’est du travail indépendant.  » Sur ces terres, chacun apprend à cultiver des concombres, du maïs, ou encore du céleri, mais aussi à monter des serres, et à utiliser des techniques d’irrigation pour stocker et utiliser l’eau de pluie. « On peut voir que les communautés travaillent maintenant ensemble », explique Manyok Abraham, formateur. « C’est le signe que le fait de travailler ensemble par le biais de l’agriculture peut éliminer les conflits et la faim en même temps « .

Pourquoi l’agriculture urbaine est une opportunité pour les villes africaines
Afruibana, 13/06/2018 

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est concentrée dans les centres urbains. En Afrique, ce phénomène d’urbanisation est encore plus perceptible avec le boom démographique que connait le continent. En 2017, la Banque mondiale estimait que la population urbaine africaine s’élevait à 472 millions d’habitants, mais qu’elle devrait doubler au cours des 25 prochaines années, atteignant le milliard d’ici 2040. A court terme, la Banque mondiale estime que les villes africaines recevront 187 millions d’habitants supplémentaires, soit l’équivalent de la population du Nigeria. Cette croissance démographique accompagnée d’un rapide mouvement d’urbanisation pose des défis majeurs en termes de développement économique et de sécurité alimentaire. Régulièrement frappée par des crises agricoles et alimentaires, la transformation et la modernisation du secteur agricole est un impératif pour réussir à bâtir une croissance inclusive et durable pour le continent. Or le développement de l’agriculture urbaine est un élément clé de développement de l’agriculture africaine.