Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « Produire de la nourriture dans les villes: Succès et nouvelles opportunités », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et articles en lien aux points stratégiques abordés lors du briefing.

En Afrique du Sud, des agriculteurs cultivent d’immenses potagers sur les toits de la ville
francetvinfo; 09/04/2019

En Afrique du sud, la capitale économique Johannesbourg est connue pour ses banlieues très vertes. Mais une fois que l’on pénètre dans le centre-ville, il n’y a plus que du béton et des gratte-ciel à perte de vue. Pour ramener un peu de nature, un incubateur d’idée a décidé de réinstaller des potagers au cœur de la ville en utilisant les toits des bâtiments. En partenariat avec la mairie, cette structure aide les jeunes entrepreneurs qui souhaitent lancer leur ferme urbaine en altitude.

Ouagadougou promeut l’agriculture urbaine avec des ONG italiennes
commodafrica; 13/02/2019

La commune de Ouagadougou et les ONG italiennes Mani Tese et Acra, basées à Milan, ont lancé hier la composante agriculture urbaine du projet « Entreprises sociales innovatrices et participation des migrants pour l’inclusion sociale au Burkina Faso ». D’un coût de FCFA 46 567 699 (€ 70 800), il s’agit de lancer des cultures de maraîchage urbain sur un hectare sur le site d’expérimentation de Bangpooré, dans l’arrondissement N°4 de Ouagadougou, rapporte lefaso.net. Dans un premier temps, une cinquantaine de femmes sera impliquée avec trois segments de développement : la culture en tant que telle, la transformation et la distribution. Elles bénéficieront de semences et d’outils. Plusieurs écoles à Ouagadougou seront aussi associées en matière de technologie appliquée, précise encore notre confrère. Le projet devrait, ensuite, s’étendre sur toute la superficie de la ceinture verte.

Déraciner le patriarcat : genre et agriculture urbaine en Afrique du Sud
theconversation; 28/11/2018

Les discussions autour de l’agriculture urbaine en Afrique se concentrent souvent sur la pauvreté, la faim ou l’accès à la nourriture. De fait, près de 40 % de la population urbaine africaine pratique une forme d’activité agricole. Si la grande majorité cultive des légumes, certains produisent aussi des oeufs, du lait ou des fruits. Dans des pays comme le Cameroun, le Malawi ou le Ghana, plus d’un quart des ménages fait pousser ses légumes, se protégeant ainsi des pénuries saisonnières ou des hausses de prix alimentaires. Afin de s’assurer une viabilité de long terme, il leur est toutefois nécessaire de développer des réseaux communautaires et des liens relationnels solides. En d’autres termes, du capital social, c’est-à-dire l’ensemble des relations et des réseaux qui se créent au sein d’une société et sont la condition à son bon fonctionnement. En partageant leur production, les agriculteurs construisent un réseau, sur lequel ils s’appuient en cas de besoin – pour la recherche de travail, de nourriture ou d’un coup de main. Des bénéfices sociaux qui aident les plus pauvres à rebondir face aux chocs économiques, à la suite d’inondations, de restrictions budgétaires ou de maladies.

Agriculture urbaine biologique
mediaterre.org, 17/09/2018 

Nous assistons à une explosion démographique de la race humaine, jamais connue auparavant et les enjeux liés à une consommation saine et enrichie deviennent un défi mondial. Certains essayent d’avoir recours à des organismes génétiquement modifiés, d’autres à des pesticides pour lutter contre les vers et les insectes qui attaquent les récoltes, ce qui s’avère dangereux pour la santé publique. Quels sont les défis liés à l’alimentation de nos jours? N’y a-t-il pas d’autres moyens pour lutter contre les vers et les insectes? Nous tenterons de répondre à ces questions tout en essayant de donner une approche de solution. Face aux enjeux liés à l’alimentation de nos jours, en tant qu’entrepreneur vert, j’ai essayé de développer en pleine ville, une agriculture, qui tout en respectant l’écosystème, est bio. Vous verrez donc une association de l’élevage et de l’agriculture. Nous produisons à Lomé, la capitale du Togo (Afrique de l’Ouest) non loin de la plage, une agriculture urbaine bio.

Togo: TarAgro, l’agence de suivi d’agriculture urbaine
mediaterre.org, 17/10/18

TarGroup est un hub d’entreprises innovantes dont:
TarShop qui est une entreprise de vulgarisation des produits locaux par la mise en place des boutiques mixtes appelées points TarShop.TarAgro qui est dans l’Agro-industrie, les services agricoles, la production et la commercialisation des bio-pesticides. Une start-up dans le domaine agricole qui dispose de 3 départements: la procédure CONINSECA, le département des projets à cours et moyen termes qui pilote depuis le 06 septembre 2016 le projet « Une maison, un potager », le département de production et de  ommercialisation qui fait la production et la commercialisation d’un produit de traitement bio contre les insectes et rongeurs. À travers l’initiative une maison, un potager, TarAgro accompagne plusieurs ménages en milieu urbain depuis plus d’une année. Afin de la rendre fluide et accessible à toute la population, TarAgro lance « N’bo ». « Ce service va permettre à chaque personne qui a son potager de donner un élan à sa production de légumes en milieu urbain » a déclaré Razak ADJEI, Directeur Général de l’agence de suivi d’agriculture urbaine. Avec plus d’une centaine de ménages qu’accompagne TarAgro avec ce produit, l’agence vise le suivi de toute la production urbaine de la capitale togolaise d’ici fin 2019 en matière de production de légumes chez soi. Pancarte de devanture des abonnés au produit N’bo. Il suffit de faire un abonnement au niveau de l’agence de suivi d’agriculture urbaine pour bénéficier de ce nouveau produit a laissé entendre Razak ADJEI. N’bo, qui signifie mon ami en pays Bassar.

L’agriculture urbaine, une tendance mondiale incontournable
metro; 11/09/2018

Du miel sur les toits, du houblon sur les murs ou encore des fermes urbaines indoor ou de l’agriculture verticale… La production de fruits, légumes et autres aliments trouve un souffle nouveau en zone urbaine. Une manière responsable de jardiner, cultiver et élever qui connaît de multiples avantages comme celle d’importer un peu de nature en ville comme cela l’était avant la mécanisation et l’urbanisation. Transformer sa cour de récré en potager, c’est l’idée du collège Pierre-Mendès-France à Paris qui a décidé, en 2014, d’entourer son établissement de 4.500 m² de verdure. Une initiative dont la volonté était de promouvoir la production de proximité mais également l’éducation des enfants et des parents. Ces objectifs sont également à l’origine de ‘Mashambas’, un projet de ferme gratte-ciel qui a remporté l’édition 2017 de la ‘Skyscraper Competition’. Ce centre d’éducation, et lieu de commerce pour les nouvelles communautés agricoles en Afrique subsaharienne, permet aux habitants de se former tout en apprenant de nouvelles techniques agricoles.

Agriculture familiale dans les zones péri-urbaines de Kinshasa : analyse, enjeux et perspectives
rafea-congo.com, Avril 2018

L’agriculture péri-urbaine familiale fait partie de l’histoire et de la culture de la ville de Kinshasa depuis plus de 50 ans. Son identité en fait aujourd’hui un élément incontournable du paysage de la ville, et un patrimoine économique et culturel. Elle joue un rôle non négligeable dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la ville de Kinshasa avec près de 150 000 tonnes de légumes produits sur plus de vingt espèces. L’agriculture périurbaine familiale fait face à des nombreuses contraintes : la faiblesse du suivi technique et d’encadrement, le changement climatique, les accaparements des terres agricoles, la dégradation accélérée des terres suite à la pratique de l’agriculture sur brûlis, etc. Le présent article analyse les enjeux et les contraintes liés à l’agriculture familiale et propose des pistes de solution pour la durabilité de cette activité dans les zones péri-urbaines de Kinshasa.

Forum des Maires de l’Afrique francophone signataires du Pacte de Milan sur la politique alimentaire urbaine
fao.org, 14/06/2018

La Mairie de Brazzaville et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’appui du Ministère de l’Europe et des Affaires Estrangères (MEAE) de la République française ont organisé du 12 au 14 juin un forum régional sur les questions pertinentes de l’alimentation et la sécurité alimentaire des populations des villes de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. L’objectif est de renforcer les capacités des collectivités locales dans l’identification des problèmes majeurs auxquels elles sont confrontées et de partager les expériences entre les villes pour une plus grande durabilité et résilience des systèmes urbains de production alimentaire. Ce forum de 3 jours qui était placé sous la haut patronage de Monsieur Henri Djombo, Ministre d’Etat, Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a connu la participation des membres du gouvernement congolais, des représentants des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé ainsi que des représentants des collectivités locales venant de : Abidjan, Bamako, Brazzaville, Dakar, Douala, Kinshasa, Loudima, N’Djaména, Nouakchott Ouesso, Pointe-Noire, Yaoundé, y compris les experts de Milan, de Paris et de Rome. Ouvrant les travaux, Henri Djombo a indiqué l’adhésion totale du Gouvernement congolais à cette initiative de « Partenariat Ville-Ville dans le cadre du renforcement de la coopération sud-sud et triangulaire ».

L’agriculture urbaine, un moteur de mobilisations citadines à Saint-Louis (Sénégal).
hal-univ-paris8.archives-ouvertes.fr, Juillet 2018

Les quartiers agricoles de Saint-Louis (Sénégal) sont, à plusieurs titres, en marge de la politique urbaine. Ils sont principalement situés dans des zones non aedificandi : zones inondables et servitudes de grands équipements périphériques (aéroport, camp militaire, bassin d’approvisionnement en eau douce). Le plan directeur d’urbanisme de 2008 les considère comme des réserves foncières de secours pour la population des quartiers centraux de plus en plus vulnérable aux inondations et à l’érosion côtière. Les investissements publics concernant l’équipement et la gestion du cadre de vie y sont très faibles. De larges pans de la gestion de ces quartiers sont donc dévolus aux associations locales plus ou moins coordonnées par des conseils de quartier. Par ailleurs, ils sont confrontés depuis une vingtaine d’années à l’installation massive de nouveaux résidents. Cette dynamique met à l’épreuve la capacité des associations locales à réguler et maîtriser l’urbanisation de leur quartier et met en péril la pérennité d’activités agricoles fortement imbriquées dans l’économie locale et la trame du bâti. L’arrivée d’une population peu familiarisée avec ces activités agricoles interroge la cohabitation entre l’agriculture et les autres fonctions urbaines.

Les agricultures urbaines durables : vecteurs de transition écologique
streaming-canal-u.fmsh.fr, juin 2017

Aujourd’hui, 54 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines (ONU, 2014) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit qu’en 2050, 80 % de l’humanité vivra dans la ville. Dans ce contexte, l’agriculture urbaine (AU) se développe largement sous des formes très différentes dans les grandes agglomérations du monde. Ils soutiennent le projet d’autosuffisance alimentaire et réactivent l’utopie d’une ville fertile aux paysages comestibles. Avec le projet agri-urbain, l’AU propose la mise en œuvre d’un processus gagnant-gagnant où la ville et l’agriculture sont réinventées conjointement. Cependant, le développement d’AU durables, nécessite une réflexion croisée sur les questions d’agronomie, d’environnement et de santé, d’aménagement du territoire, de métabolisme urbain et d’éducation. C’est pourquoi le congrès international « Agriculture urbaine durable: vecteur de la transition écologique» organisé par les laboratoires CERTOP et LISST a réuni à Toulouse en 2017 les acteurs de l’agriculture urbaine (enseignants, chercheurs, politiques, étudiants, entreprises et associations) pour présenter, discuter et questionner les différentes formes et fonctions de l’AU. 6 sessions thématiques complémentaires ont été organisées : exposés, posters, tables rondes, visites de sites et événements scientifiques et sociétaux accessibles en langue des signes.

Elever des porcs dans une ville d’Afrique de l’Ouest : arrangements entre acteurs pour gérer la proximité ville-élevage
agritrop.cirad.fr, 09/07/2018

Alors qu’un nombre croissant d’études s’intéressent à l’agriculture urbaine, l’élevage urbain de porcs reste méconnu. Pourtant, il est présent dans de nombreuses villes du Sud et procure un revenu à de nombreuses familles. Cette étude visait à dépasser les analyses centrées sur des aspects techniques de ce type d’élevage pour s’intéresser plus largement au cadre social et spatial dans lequel des éleveurs élèvent des porcs en ville. Elle reposait sur une démarche empirique qui a permis de saisir les conditions du développement et du maintien de l’élevage de porcs dans la deuxième ville du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Dans cet article, il est question des pratiques des éleveurs à petit effectif, et plus particulièrement du rôle que jouent les arrangements entre acteurs dans la mobilisation des ressources à la fois techniques et sociales qui sont nécessaires à la conduite et au maintien de ce type d’élevage. Les résultats soulignent que les éleveurs de porcs ont une logique de mobilité réduite : les arrangements qu’ils développent avec d’autres acteurs se basent sur une mise en invisibilité de l’élevage à la fois politique, spatiale et sociale, et les liens qu’ils développent pour accéder à des ressources externes sont ancrés dans le temps et dans un voisinage proche. L’environnement social et spatial au sein duquel ils évoluent est central pour la conduite quotidienne des élevages autant que pour leur pérennité à court et moyen terme.

L’agriculture urbaine (1/7)
lebimsa.fr, 27/09/2018

Entre les initiatives associatives et les entreprises visant la rentabilité économique, il émerge de l’agriculture urbaine une diversité de formes, des espaces collectifs interstitiels – balcons, cours de copropriétés, murs, toitures – aux fermes maraîchères périurbaines en passant par les jardins collectifs, les micro-fermes ou les fermes spécialisées utilisant des procédés high-tech. Par bonheur, le volet social anime également ces projets. Agriculture et social ? Il n’en fallait pas plus pour que la MSA se sente concernée.