Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « Renforcer les moyens de subsistance en milieu rural face à l’urbanisation rapide en Afrique », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et articles en lien aux points stratégiques abordés lors du briefing.

De meilleurs systèmes alimentaires pour améliorer les relations entre milieu rural et milieu urbain 
Rural 21; 18/017/2019

La croissance rapide de la population mondiale estompe la frontière entre milieu rural et milieu urbain. De fait, la répartition traditionnelle des rôles dans la production agricole et la production alimentaire cède le pas à de nouvelles structures. La planification régionale doit tenir compte de l’évolution des moyens d’existence pour créer un cadre approprié pour le développement et intégrer les systèmes alimentaires. Appel à un changement transformateur.

La BAD et le BIT, favorables aux projets agricoles pour freiner l’exode rural des jeunes en Afrique centrale
investiraucameroun.com, 12/02/2019

Les pays de l’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, RD Congo…) tiennent une rencontre autour de la Banque africaine de développement (BAD) et du Bureau international du travail (BIT), depuis le 12 février 2019, à Brazzaville, au Congo. Le thème des travaux est : «Dégager le potentiel des économies rurales grâce à l’investissement dans le développement des compétences et l’employabilité des jeunes dans le secteur de l’agriculture en Afrique centrale». Ousmane Doré, directeur chargé de l’Afrique centrale à la BAD, a indiqué que, dans la plupart des pays de la sous-région, les zones rurales captent peu d’investissements publics et privés. Elles souffrent donc d’un déficit en équipements collectifs (écoles, centres de santé, transports en commun, réseaux de distribution d’eau potable ou d’électricité, etc.). Elles souffrent également d’une quasi-inexistence d’entreprises et d’une très faible présence des représentants de l’Etat. « Il résulte de cette situation, selon Ousmane Doré, un déséquilibre croissant entre zones rurales et zones urbaines, et une absence d’opportunités et de perspectives pour les jeunes en milieu rural, qui les rend vulnérables, les installe dans l’oisiveté, et les pousse in fine vers les villes où, sans formation et sans qualification professionnelle, ils n’auront d’autre possibilité que celle d’exercer des emplois précaires.».

Diversification de l’emploi rural
actualite-ouest-africaine.org, 07/05/2018

Le niveau de diversification de l’emploi en milieu rural varie fortement au sein de chaque pays illustrant l’importance des dimensions spatiales, en particulier des liens rural-urbain. La proximité des marchés est importante pour le développement d’économies rurales diversifiées. Par exemple, dans le sud de la Côte d’Ivoire et au Ghana, les zones rurales proches des grandes agglomérations urbaines sont plus diversifiées. Au Mali, les communes le long du fleuve Niger se caractérisent par une plus forte diversification de l’emploi. Au Nigéria, dans 99 des 299 districts administratifs couverts, l’emploi agricole représente moins de 50 % de l’emploi total. Les zones rurales qui sont bien reliées aux marchés offrent généralement plus d’opportunités de création de valeur ajoutée et d’emplois dans les segments aval des chaînes de valeur alimentaires. Les différences en termes d’accès aux infrastructures et aux services influent sur l’emploi local et les besoins en compétences. L’accès à ces opportunités d’emploi non agricole dans les zones rurales et dans les petites villes est particulièrement important dans la promotion d’emplois décents et inclusifs. Le renforcement de liens en amont et en aval entre le milieu rural et les villes petites et moyennes est essentiel au développement des opportunités d’emploi en dehors des grandes villes en vue de créer des économies locales dynamiques et diversifiées.

Afrique subsaharienne: «Un monde rural en croissance et en mouvement»
francetvinfo.fr, 16/04/2018

«L’Afrique rurale est en mouvement», mais 70% des migrations demeurent régionales ou intra-africaines, affirme un rapport de la FAO (organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation) et du Cirad (Centre de recherche agronomique pour le développement). «Les jeunes Africains font face à un sous-emploi et à un taux de chômage élevés et beaucoup quittent les zones rurales en raison du manque d’attrait d’une agriculture à faible productivité», affirme le rapport. «Le changement climatique entraîne aussi de plus en plus de personnes à quitter l’agriculture et les zones rurales». L’afrique subsaharienne connaît une croissance urbaine de 4%, le double de la moyenne mondiale. Pour autant, les campagnes ne se vident pas bien au contraire.  Densité rurale: Au sud du Sahara, la population devrait augmenter de 1,4 milliard d’habitants d’ici à 2050, une poussée démographique sans précédent à l’échelle mondiale. En Europe ou en Asie, l’exode rural s’était traduit par une relative désertification des campagnes. Au sud du Sahara, ce n’est pas le cas. Autre singularité de la transformation économique de l’Afrique au sud du Sahara: l’urbanisation s’y développe sans véritable industrialisation. «La croissance des villes est principalement soutenue par l’expansion des activités informelles du commerce et des services… avec des niveaux de pauvreté parfois persistants. (…) Il en résulte une base fiscale faible qui limite la capacité des villes et des gouvernements à fournir les biens publics nécessaires.»

Agriculture, alimentation et emploi en Afrique de l’Ouest
oecd-ilibrary.org, 05/04/2018

L’économie alimentaire est le premier employeur en Afrique de l’Ouest, avec 66% de l’emploi total. Bien que la majorité de ces emplois soient encore dans l’agriculture, les activités non agricoles liées à l’alimentation progressent à mesure que le secteur s’adapte à l’évolution démographique, à l’urbanisation et à la croissance des revenus. Compte tenu du nombre d’emplois concernés, disposer d’une vision claire des perspectives de l’économie alimentaire est essentiel. Cette Note vise à quantifier et décrire la répartition de l’emploi dans les segments de l’agriculture, de la transformation, de la commercialisation et de la restauration hors domicile. Elle analyse les implications spatiales des transformations en cours, en particulier les interactions urbain-rural et la diversification de l’emploi rural. Enfin, elle propose des pistes politiques pour des stratégies d’emploi ciblées qui optimisent les synergies entre productivité agricole, emploi non agricole et interactions urbain-rural, et garantissent l’inclusion, en particulier des jeunes et des femmes.