Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « Commerce régional en Afrique : moteurs de développement, tendances et opportunités », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et d’articles qui contribuent aux les points politiques abordées dans cette briefing.

Zone de libre-échange continentale : La longue marche vers le marché commun africain
afriqueexpansionmag, 21 avril 2018

Les négociations en vue d’une zone de libre-échange continentale (ZLEC) en Afrique ont été formellement lancées en juin 2015 lors du sommet de l’Union africaine (UA) à Johannesburg. EN juillet 2017, un accord a été annoncé. Élément-phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la ZLEC attend depuis son paraphe par les gouvernements de 44 pays africains en mars dernier, le début du processus de ratification pour que cet accord du marché unique entre en application. En effet, pour que la ZLEC soit effective, il faut que les parlements d’au moins la moitié des signataires – 22 pays – le ratifient. L’objectif est d’y parvenir à l’échéance de janvier 2019. Au regard de l’engagement perçu au sommet de l’Union africaine de Kigali qui a vu naître la ZLEC, ce quorum devrait être atteint. Alors l’Afrique pourra mettre en œuvre l’union douanière à l’échéance 2022, et la communauté économique africaine, objectif final, d’ici à 2028. Un projet historique que le président de la commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, classe à la suite de la création de l’OUA (Organisation de l’unité africaine, devancière de l’Union africaine) à Addis-Abeba en 1963, du Traité d’Abuja instituant la Commission économique africaine en 1991 et du premier sommet de l’Union africaine à Durban en 2002.

Afrique de l’Ouest: UEMOA – Hausse des échanges intra et extracommunautaires
horizonafrika, 16 avr. 2018

Au plan commercial, les échanges commerciaux, intracommunautaires (au sein de l’UEMOA) et extracommunautaires (de l’UEMOA vers le reste du monde) confondus, enregistrent en 2015, une hausse significative (+11,6%). Le commerce intracommunautaire, représentant 10,6% de la totalité du commerce de l’UEMOA. Il s’élève à 3 259 milliards de Francs CFA, avec une variation de 17,3% par rapport à 2014. Rapport 2016 de la Surveillance commerciale dans l’espace UEMOA 10 Certains Etats Membres s’illustrent plus particulièrement par leur intégration dans le commerce intracommunautaire notamment le Mali, premier importateur, et la Côte d’Ivoire, premier exportateur. Ces deux Etats représentent respectivement 32% et 25% de la part totale des échanges intracommunautaires. En décembre 2016, souligne le Rapport 2016 de la Surveillance commerciale dans l’espace UEMOA, le constat est que tous les Etats Membres de l’UEMOA appliquent le TEC. La Guinée Bissau a démarré la mise en ligne du TEC en octobre 2016. Les difficultés liées à la gestion des régimes économiques (entrepôt de stockage, industriel, etc.) ont été résolus par l’utilisation des codes additionnels.

L’accord de Zone de Libre-Echange Continentale
lafriquedesidees, 03 avril 2018

La naissance de la zone de libre échange continentale (ZLEC), dont l’accord a été signé en grande pompe le 21 mars au sommet de l’Union Africaine (UA) à Kigali, s’inscrit dans une trajectoire linéaire. Dans les années suivant les indépendances, le panafricanisme avait le vent en poupe, favorisant une velléité d’initiatives intergouvernementales de coopération économique multisectorielle et d’initiatives bilatérales ou multinationales mono-sectorielles. Le traité d’Abuja, en 1994, en prévoyant la Communauté Économique Africaine (CEA) d’ici 2027, pose les jalons de l’intégration continentale avec une monnaie commune, une mobilité des facteurs de production et la libre circulation des biens et des services. Le traité ouvre aussi la voie à la mise en place de Communautés Economiques Régionales (CER). Depuis lors, quatorze CER ont été créées[1], avec des états d’avancement assez hétérogènes. En 2012, est adoptée au sommet d’Addis Abeba une feuille de route pour l’intégration continentale dans laquelle la ZLEC prend pleinement place : une zone économique tripartite entre 26 pays en 2017 (zone de libre échange tripartite ou ZLET), un marché commun en 2023 et, à terme, une Communauté Economique Africaine.

Commerce intra-africain: le début d’une longue marche vers la maturité
agenceecofin, 30 mars 2018

Avec la création récente de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), l’Afrique entend developper ses dynamiques commerciales internes. Mais pour y parvenir, le continent devra surmonter un ensemble de barrières qui l’empêchent de commercer avec lui-même. Zoom sur les difficultés d’un secteur commercial encore à la peine. La part du commerce intracontinental dans le total du commerce africain est relativement faible et n’a pas beaucoup évolué durant ces dernières décennies. Alors qu’en 2016, le flux commercial africain s’est chiffré à 1,08 trillion $, le volume intra-africain s’est établi à 156,94 milliards $, soit environ 15% des échanges totaux, selon l’édition 2017 du rapport sur le commerce africain de la Banque africaine d’export-import (Afreximbank). Si ce niveau reste en légère progression par rapport à 2008 (11%), il reste en-deçà des performances réalisées en l’Europe (67,3%), en l’Asie (58%), en Amérique du Nord (48%) et dans la zone Amérique latine et les caraïbes (20%).

Une application mobile pour renforcer le commerce entre pays d’Afrique de l’Est
afrique.latribune.fr, 26/03/2018

Le renforcement des échanges commerciaux transfrontaliers en Afrique de l’Est est un objectif prioritaire dans la sous-région. Pour y arriver, les pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est envisagent le déploiement d’une application mobile qui permettra d’avoir accès aux informations nécessaires sur le marché, en temps réel. Les pays membres de la Communauté d’Afrique de l’est (CAE) prévoient le lancement prochain d’une plateforme mobile dont l’objectif est de renforcer le commerce transfrontalier. L’information a été communiquée en fin de semaine dernière par les autorités kényanes qui ont expliqué que cette application mobile est actuellement à sa phase pilote. Selon Alice Yalla, directrice des affaires sociales au sein du ministère kényan de la CAE, citée par l’agence Xinhua, ce nouvel instrument permettra aux hommes d’affaires de disposer en temps réel des informations sur les marchés des échanges et les prix de marché aux petits négociants implantés aux postes frontières.

Les dirigeants africains lancent la Zone de libre-échange continentale
ictsd, 23 Mars 2018

Réunis le 21 mars à Kigali, au Rwanda, pour un sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), les dirigeants africains ont lancé la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui suscite de grands espoirs à travers tout le continent. Nombreux sont ceux qui espèrent que ce méga-accord régional stimulera le commerce intra-africain et conduira à d’importantes avancées en matière de développement. Le point d’orgue de ce sommet de cinq jours, qui était organisé autour d’une série de réunions sous différentes configurations, a été la cérémonie de signature de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elle s’est déroulée lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, qui avait été précédée de réunions du Comité des représentants permanents (CRP) et du Conseil exécutif de l’UA, ainsi que d’un forum des entreprises. Le cadre juridique de la ZLECAf étant désormais convenu, les pays africains vont devoir s’attaquer aux étapes suivantes pour faire de cet accord une réalité sur le terrain. Il leur faudra pour cela définir les listes d’engagement des participants (c’est-à-dire les concessions accordées aux autres membres de la ZLECAf) en matière de biens et de services, ainsi qu’une liste des règles d’origine par produit.

Moody’s : quels sont les obstacles au développement du commerce intra-africain ?
jeune afrique, 26 mars 2018

Le déficit d’infrastructures, les barrières non-tarifaires et le manque de financement du commerce extérieur sont les principaux obstacles au renforcement des échanges intra-africains, selon une récente note de l’agence de notation Moody’s. L’Afrique du Sud, le Kenya et l’Égypte devraient le plus bénéficier de l’intégration commerciale africaine. La veille de la signature de l’accord sur la Zone de libre-échange continental, mercredi 21 mars à Kigali, l’agence de notation Moody’s a publié une étude faisant la liste des obstacles au développement du commerce intra-africain, soit entre les économies du continent. L’occasion de faire le point sur les facteurs qui pourraient limiter la mise en œuvre de ce traité de libre-échange.

Commerce régional : L’UEMOA fait le bilan
burkina24, 4 décembre 2017

L’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) et le Centre du commerce international (ITC) organisent du 4 au 7 décembre 2017 à Ouagadougou, un atelier régional de validation du rapport de surveillance commerciale 2017 et la formation des points focaux nationaux. Depuis 2013, la commission de l’UEMOA a lancé la phase opérationnelle du dispositif de surveillance commerciale à travers l’élaboration du rapport annuel. La motivation principale de cette activité, est de mettre en relief les avancées et les défis du processus d’intégration régionale dans l’espace UEMOA. C’est donc, dans le souci d’assurer la pérennité de l’initiative et de garantir la réalisation de rapports annuels consolidés et cohérents que la commission de l’UEMOA a souligné la nécessité d’uniformiser les techniques et méthodes utilisées dans le cadre du développement des rapports nationaux intégrés à la surveillance commerciale avec le rapport régional.

Vers une intégration commerciale en Afrique de l’Ouest ?
contrepoints, 17/07/2017

L’Afrique de l’Ouest dispose d’un immense potentiel avec quinze pays, 300 millions d’habitants et un PIB de plus 613 milliards d’euros. Le renforcement de l’unité dans la zone est un objectif recherché depuis longtemps sans jamais avoir été atteint. Si désormais l’on comprend que le chemin vers cette unité passe par l’intégration économique régionale, néanmoins quels sont les défis et quelles sont les voies pour y parvenir ?

Politiques commerciales et intégration régionale en Afrique
Perspectives économiques en Afrique 2017, BAD / OCDE, mai 2017

Les échanges entre pays africains et les relations commerciales du continent avec le reste du monde évoluent rapidement. Ce chapitre, en cinq sections, s’intéresse à la diversification des partenaires commerciaux de l’Afrique et des produits négociés et envisage les prochaines avancées. Il analyse la conjoncture économique mondiale, décrypte le rôle des huit communautés économiques régionales ainsi que leurs politiques et leurs initiatives en matière d’intégration et propose plusieurs pistes pour aider le secteur privé en Afrique à tirer le meilleur parti des opportunités offertes par les chaînes de valeur régionales et mondiales.

L’Afrique est-elle partie ? Bilan et perspectives de l’intégration africaine
Revue Interventions économiques, Mars 2017

Une publication conjointe du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation et de la revue Interventions économiques. « Plus d’un milliard d’habitants, soit 25% de la population mondiale à l’horizon 2030-2040 ; une institution pan-continentale (l’Union africaine) fédérant 54 membres ; deuxième rang derrière l’Asie de l’Est pour la rapidité de la progression de son PIB pour 2015 : l’Afrique est-elle partie ? Le bilan accablant que René Dumont (1962) dressa jadis à tout le moins en ce qui est de l’Afrique noire est-il à classer dans le musée de la désuétude ? Pour bien d’observateurs, aujourd’hui l’Afrique semble rompre avec le passé. Serions-nous en train d’approcher le siècle de l’Afrique, comme le rappelait le Président chinois Xi Jinping lors du sommet de Johannesburg de 2015, en citant Nelson Mandela, qui déclarait un jour : « Nous arrivons au siècle de l’Afrique, un siècle où l’Afrique aura sa place parmi les nations du monde. » (BBC, 2015) ? »