Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « Femmes entrepreneurs – des acteurs clés dans le développement de l’agro-industrie ACP », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et articles en lien aux points stratégiques abordés lors du briefing.

Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%
afrotribune.com; 06/05/2019

Manka Angwafo (33 ans) est la lauréate de Cartier Women’s initiative Awards 2019 (Afrique subsaharienne), l’évènement qui récompense chaque année 21 femmes de toutes les régions du monde. La Camerounaise est la promotrice de « Grassland Cameroon », une entreprise sociale qui aide les petits producteurs céréaliers du Cameroun à améliorer leurs conditions de vie. Les agriculteurs bénéficiaires des appuis de « Grassland Cameroon » ont vu augmenter leurs revenus de 200%. Au Cameroun, les femmes font partie des couches les plus vulnérables. Celles qui se retrouvent dans le secteur agricoles n’arrivent pas à vivre de leur métier faute de financement pour moderniser leur production. Les rares structures qui acceptent d’octroyer des prêts le font à des taux d’intérêt avoisinant les 30%. Comme solution, Manka Angwafo à travers sa structure « Grassland Cameroon », finance les petits agriculteurs qui la remboursent en céréales. Mieux, « Grassland Cameroon » rachète 70% des récoltes des agriculteurs, permettant à ces derniers de subvenir aux besoins de leurs familles. « Grassland Cameroon » revend après les céréales à d’autres sociétés.

Gaëlle Kenfack, de l’industrie automobile à l’agro-alimentaire au Cameroun
auletch.com; 06/03/2019

Gaëlle Kenfack est ingénieur en télécommunications qui a tout plaqué en Europe pour se lancer dans l’entrepreneuriat au Cameroun. Malgré les débuts difficiles, elle continue bonnement son chemin.Pour la plupart de jeunes camerounais qui ont eu l’opportunité d’aller poursuivre leurs études en Europe, puis de décrocher un boulot bien rémunéré, l’option d’un retour au bercail est difficilement envisageable. Les raisons le plus souvent avancées pour justifier leur désir de rester en Europe sont multiples. Ils estiment que le climat des affaires est très compliqué, l’administration ne facilite les choses, le climat social est inquiétant et bien d’autres raisons. Un raisonnement assumé par certains de ces jeunes diplômés qui voient en ces dysfonctionnements des obstacles pour rentrer au pays et investir. Heureusement qu’il y a d’autres jeunes qui pensent autrement comme Gaëlle Kenfack qui a vu en ses difficultés, des défis à surmonter pour participer au développement du pays.

À seulement 24 ans, Lucie Carmen Djoken monte une unité de production locale d’huile d’arachide
auletch.com; 21/02/2019

Lucie Carmen Djoken, l’un des nouveaux visages des jeunes camerounais qui osent dans l’entrepreneuriat. Du haut de ses vingt-quatre ans, cette jeune camerounaise a mis sur pied une entreprise agro-alimentaire. Cette petite unité de production qui a vu le jour en août 2018 dans la ville de Dschang, est spécialisée dans la transformation des arachides en huile et d’autres produits dérivés. Un rêve devenu réalité pour cette diplômée en informatique et réseaux de la prestigieuse université des Montagnes de Banganté dans la région de l’Ouest (Cameroun). Mbiang oil nom donné à sa marque, est un produit adapté non seulement au marché local mais aussi aux autres pays. L’huile est obtenue après un pressage à froid sans ajout d’additif chimique. Riche en oméga 9, elle permet de prévenir les maladies cardiovasculaires, facilite la pousse des cheveux et donne à la peau un bel aspect visuel.

Combler le déficit de financement pour les femmes dans l’agroalimentaire
aecfafrica.org; 18/09/2018

Les femmes font partie intégrante de l’agriculture en Afrique subsaharienne, représentant jusqu’à 52% de la population totale du secteur et représentant environ 50% de la main-d’œuvre agricole dans les exploitations agricoles. Dans certains pays d’Afrique, les femmes consacrent environ 60% de leur temps à des activités agricoles et contribuent à la production de 60% à 80% des denrées alimentaires du continent. Les femmes entrepreneurs sont à la croisée des chemins. Malgré les avantages évidents d’une économie à laquelle participent les femmes, leur plein potentiel n’a pas été libéré. Les systèmes d’incitation actuels ne répondent pas aux besoins du secteur et aux défis posés par la nouvelle économie. De nouvelles incitations et un soutien aux femmes entrepreneurs sont indispensables pour renforcer leurs capacités et leur permettre de rester en tête de la concurrence, tant sur le marché local qu’à l’étranger.

Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires
afrotribune.com; 08/05/2018

En Tanzanie, des agriculteurs vouent une admiration pour cette jeune entrepreneure. Brigitha Faustin a 31 ans ; et le moins qu’on puisse est qu’elle a ouvert et garanti des marchés durables pour les produits de nombreux de ses compatriotes agriculteurs. La jeune entrepreneure a fondé en effet OBRI Company, une entreprise agro-industrielle dont les principales activités comprennent la production et la mise en bouteille d’huiles comestibles de la marque OBRI. Compte tenu de la qualité des huiles culinaires d’OBRI Company, ils sont vendus en détail dans les boutiques du pays. Brigitha Faustin insiste sur le fait que les produits OBRI sont fabriqués en Tanzanie. Des matières premières jusqu’à la fabrication tout est fait par la société qu’elle dirige. Du fait du caractère social d’OBRI Company, Brigitha Faustin est préoccupée par l’idée de toujours soutenir les agriculteurs et les communautés. Selon elle, le modèle social et coopératif de son entreprise favorise des opportunités économiques pour les organisations coopératives, les associations d’agriculteurs et les communautés grâce à l’application innovante de pratiques commerciales saines.

Nouveau rapport de BAD: Autonomiser les femmes africaines dans l’agriculture afdb.org, 27-09-2015

La Banque africaine de développement (BAD) a publié leur nouveau rapport intitulé « L’autonomisation économique des femmes africaines grâce à la participation équitable aux chaînes de valeur agricoles». Il identifie cinq contraintes majeures: (i) une manque d’accès à des intrants de qualité, (ii) difficultés d’accès au financement, (iii) formation limitée, (iv) contraintes domestiques lourdes, (v) rémunérations faibles sinon inexistantes. Le rapport souligne également trois grands domaines d’action : (i) il faut, d’une part, augmenter le nombre d’agro-entrepreneurs à grande échelle, en leur fournissant un accès au financement et à la formation, et en améliorant les liens entre les marchés régional et mondial; (ii) il faut, ensuite s’assurer que les femmes sont rémunérées, en en faisant des copropriétaires, en améliorant leur productivité, et en les formant pour les doter des compétences de base en matière de gestion d’entreprise; (iii) enfin, il s’agit d’accroître l’accès des femmes aux marchés de niche, en produisant et en commercialisant des produits destinés aux femmes uniquement.