41. Améliorer la nutrition

Webstreaming : Il est également possible de regarder la vidéo du Briefing ici.

Le Briefing de Bruxelles n.41 sur le sujet « Améliorer la nutrition par davantage de redevabilité, d’appropriation et de partenariats » s’est tenu à Bruxelles le 20 mai 2015 au Secrétariat ACP (451 Avenue Georges Henri, 1200 Bruxelles, Salle C).

La malnutrition et la sous-nutrition: des fardeaux pour de nombreux pays ACP.

La malnutrition touche une personne sur deux sur la planète. Parmi celles-ci, on estime que 162 millions d’enfants de moins de cinq ans ont un retard de croissance (c.à.d. une taille insuffisante par rapport à leur âge). Le nombre de personnes présentant une déficience d’un ou de plusieurs micronutriments est estimé à deux milliards. On évalue à près de 1,5 milliard le nombre d’individus présentant une surcharge pondérale, et à plus de 500 millions le nombre d’individus souffrant d’obésité. Toutes ces conditions ont des conséquences graves sur la survie, sur la morbidité et sur la capacité de développement des individus, de l’économie et de la société. Les ressources publiques affectées à la prévention et à l’amélioration de ces problèmes sont dérisoires au regard de leur ampleur. Les ressources allouées à des programmes de nutrition spécifiques représentent une proportion infime et de loin inférieure à 1 % des budgets nationaux ou de ceux consacrés à l’aide au développement.

La sous-nutrition dans la petite enfance peut avoir des effets dévastateurs et des conséquences permanentes sur la croissance physique ainsi que sur le développement cognitif et social. La sous-nutrition demeure un des principaux défis auxquels doivent faire face les pays à faible revenu. Les conséquences de la sous-nutrition dans la petite enfance sont particulièrement catastrophiques et peuvent provoquer des handicaps mentaux et physiques permanents. En mai 2012, les responsables mondiaux de la santé ont adopté le plan de nutrition de la mère, du nourrisson et du jeune enfant lors de la 65e Assemblée mondiale de la Santé (AMS). Dans ce plan, ils se sont engagés à réduire de 40 % d’ici 2025 le nombre d’enfants dans le monde présentant un retard de croissance. Selon les hypothèses actuelles, les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF montrent que le monde est loin de réaliser ne serait-ce qu’un seul des six objectifs nutritionnels de l’AMS. À l’échelle mondiale, peu de progrès ont été réalisés dans la réduction des taux d’anémie, de l’insuffisance pondérale à la naissance, de l’émaciation et de la surcharge pondérale chez les enfants de moins de cinq ans. Les progrès concernant l’augmentation des taux d’allaitement exclusif ont été tout aussi médiocres. Davantage de progrès ont été accomplis dans la réduction des taux de retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans, mais dans des proportions insuffisantes pour atteindre l’objectif fixé à l’échelle internationale, selon les prévisions actuelles.

La malnutrition est responsable, directement ou indirectement, d’environ la moitié de tous les décès dans le monde. La mauvaise alimentation et un apport calorique insuffisant sont responsables de la mort prématurée ou du handicap de presque une personne sur trois (OMS). Chaque année, près de 10,9 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans meurent dans les pays en développement, et 60 % de ces décès sont attribuables à la malnutrition et aux maladies liées à la faim (PAM 2010). D’autre part, des millions de gens souffrent de carences graves en vitamines et minéraux. La faim et la malnutrition ont des répercussions à toutes les étapes de la vie, puisque les enfants malnutris n’auront ni la santé ni la productivité qu’ils auraient pu avoir. Les filles qui ne bénéficient pas des nutriments dont elles ont besoin deviennent des femmes malnutries qui donnent ensuite naissance à une nouvelle génération d’enfants malnutris.

 À la Une
Brève présentation du sujet
et Programme

Biographie des intervenants

Points Forts

Photos

Reader (recherche de fond)

Ressources & Glossaire

Remarques introductives: Viwanou Gnassounou, Assistant Secrétaire général du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) [Vidéo]  ; Jean-Pierre Halkin, chef d’unité, développement rurale, sécurité alimentaire & nutrition, DG DevCO, Commission européenne/EuropeAid [Vidéo]; John McDermott, Directeur du programme de recherche du CGIAR IFPRI sur l’Agriculture pour la Nutrition et la Santé (A4NH ) [Vidéo] ; Michael Hailu, Directeur du CTA [Vidéo]; Isolina Boto, Manager, CTA Bruxelles [Vidéo]

Panel 1: Améliorer la nutrition : une approche multisectorielle
Ce panel examinera les principaux défis et opportunités pour l’amélioration de la nutrition d’importance pour le secteur agricole dans les pays ACP et les enseignements tirés de la recherche et de la pratique. [Vidéo]

Panélistes:

-Vue d’ensemble de la sous-alimentation et la malnutrition : leçons apprises

Marie Ruel, directrice, Division de la pauvreté, la santé et la nutrition, l’IFPRI [Présentation|Vidéo]

-Initiatives au niveau international : The Scaling Up Nutrition (SUN)

Tom Arnold , coordonnateur intérim du Mouvement SUN, Irlande [Vidéo]

-Les pays partenaires de soutien dans la réalisation de leurs objectifs en matière de nutrition : les platesformes nationales d’information de l’Initiative pour la Nutrition

Jean- Pierre Halkin, Chef d’unité, Dév rural, Sécurité alimentaire & Nutrition, CE [Présentation|Vidéo]

-Conclusions du rapport mondial de la nutrition :redevabilité et appropriation

Lawrence Haddad, chercheur principal, IFPRI [Présentation|Vidéo]

-Le rôle des OSC à l’appui de la nutrition : l’expérience de terrain

Stineke Oenema, Co-présidente, Groupe de travail Sécurité alimentaire, Concord [Vidéo]

Panel 2: Les meilleures pratiques pour relever les défis de la nutrition
Ce panel examinera des exemples et les fils conducteurs des succès dans les programmes de nutrition au niveau national. Il mettra également en exergue les réussites dans des partenariats durables et les PPP et le rôle clé du secteur privé. [Vidéo]

Panélistes:

-Succès nationaux en matière de leadership et de l’appropriation dans la lutte contre la nutrition

Robinah Mulenga Kwofie, Directeur exécutif, La Commission nationale pour l’alimentation et la nutrition, Zambie [Présentation|Vidéo]

-Succès dans les PPP et le rôle du secteur privé dans le soutien de la nutrition

Fokko Wientjes, Vice-président Corporate Sustainability & Public Private Partnerships, DSM [Vidéo]

-Moteurs du succès de la biortification : l’exemple des haricots biofortifiés au Rwanda

Lister Katsvairo , Responsable du pays, HarvestPlus, Rwanda [Présentation|Vidéo]

-Exemples de soutien pour la nutrition par la participation et l’action communautaire

Rose Ndolo, Conseiller principal nutrition, World Vision, Royaume Uni [Présentation|Vidéo]

-Les meilleures pratiques afin de mesurer l’impact de l’agriculture sur la nutrition

Boithsepo Giyose, Expert principal en nutrition, ESNP, FAO [Présentation|Vidéo]

 

Conclusion – Michael Hailu, Directeur, CTA [Vidéo]

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