Faire émerger la nouvelle génération d’agriculteurs

Soutenir le renforcement des capacités des organisations paysannes africaines en améliorant les politiques, les technologies et les capacités

Atelier organisé par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO) et Agricord

Bruxelles, les 6 et 7 novembre 2018

 

Contexte

Pour nourrir les plus de 9 milliards d’habitants que comptera notre planète d’ici 2050, il faudra doubler durablement la production alimentaire et l’Afrique est bien placée pour y contribuer. Mais il faut aussi veiller à développer une agriculture résiliente face au climat, capable de faire face aux tensions et aux chocs ou de se rétablir après ces crises. Le défi consiste à générer une croissance agricole durable qui produise suffisamment d’aliments et à s’assurer que tout le monde puisse en profiter. Cette « agriculture de nouvelle génération » doit aussi s’ouvrir aux personnes les plus vulnérables et être résiliente, de façon à pouvoir résister à la multiplication des tensions et des chocs.

En Afrique, l’agriculture est le seul secteur qui semble avoir l’ampleur et la capacité à nouer des liens avec d’autres secteurs économiques, deux prérequis indispensables pour se développer à une échelle permettant de réduire la pauvreté – du moins dans un avenir relativement proche. En outre, puisque ce secteur génère entre 20 et 50 % du produit intérieur brut (PIB) dans les pays africains à faible revenu, l’accélération de la croissance agricole assurera des gains de croissance supplémentaires au niveau national, au bénéfice d’autres secteurs de l’économie. Ce sont là autant de facteurs qui, du point de vue de la croissance, plaident en faveur d’une contribution plus active de l’agriculture dans le processus de développement du continent africain.

Pour faire émerger cette agriculture de nouvelle génération, il est donc essentiel de reconnaître le rôle des groupements de petits exploitants dans la transformation agricole du continent et de soutenir les initiatives des organisations paysannes. Celles-ci peuvent contribuer à l’emploi et à l’amélioration des revenus, tout en favorisant une croissance plus inclusive. Leur rôle est capital dans l’intégration des petits exploitants dans les chaînes de valeur et dans leur accès aux marchés, à l’innovation et à l’information. Mais il faut pour cela que ces organisations paysannes puissent disposer d’informations sur leurs propres membres et dans le domaine de la gouvernance, sans oublier les informations externes (sur les marchés, les conditions de production, les innovations).

Lorsqu’on leur en donne les moyens, les femmes des régions rurales et les entrepreneuses peuvent devenir – et deviennent – de puissants agents du changement. Une plus grande autonomisation de ces femmes, grâce à l’accès aux ressources financières, à la terre, aux intrants, au matériel agricole et aux nouvelles technologies, renforcerait la capacité de l’Afrique à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à assurer une gestion durable des ressources naturelles et à préserver les écosystèmes et l’environnement. Les femmes des régions rurales pourraient ainsi contribuer davantage à la réalisation des OMD, à l’éradication de la faim, à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique africaine.

 

Brève Présentation du Sujet

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