L’intensification durable

Table ronde sur l’agriculture durable : Recommandations des agriculteurs d’Afrique de l’Ouest

Les agriculteurs et producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest, en collaboration avec la Commission Européenne, le Centre Technique de coopération Agricole (CTA) et SOS Faim, ont participé à une table ronde sur le thème « l’Agriculture durable comme un moyen d’augmenter la résilience: la vision des agriculteurs et producteurs ouest-africains  » jeudi dernier, 13 juin, à Bruxelles.

Le débat avait pour but de discuter les expériences et les recommandations des organisations paysannes de la région, et qui s’intégreront dans la conception des feuilles de route nationales menée par l’UE dans le cadre de l‘Alliance Globale pour l’Initiative Résilience (AGIR). Cette initiative – lancée en Décembre 2012 – est une stratégie à long terme pour renforcer la résilience au Sahel, en réponse à l’insécurité alimentaire chronique dans la région.

Les représentants des organisations paysannes ont présenté plusieurs initiatives et expériences dans l’intensification durable de la production au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso, les aspects de la commercialisation du riz au Bénin et en Gambie, et des exemples de financement au Togo et au Mali.

En outre, la réunion a provoqué plusieurs recommandations pour l’initiative AGIR:
• Utilisation des politiques agricoles développées par la CEDEAO (Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest) – l’ECOWAP -, ainsi que par la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) comme piliers de toutes les activités destinées à l’accroissement durable de la production agricole de la région.
• Soutenir l’agriculture familiale au niveau régional et national afin qu’elle soit le point central du prochain Fond européen de développement (FED) correspondant à la période 2014-2020.
• Renforcer le soutien – avec les ressources du FED – pour les programmes indicatifs nationaux (PIN) et le Programme indicatif régional (PIR), qui doivent être conçus dans le cadre de l’initiative AGIR. Cela doit être réalisé à partir de trois domaines d’intervention clés:
i) le renforcement de l’intégration des marchés nationaux et régionaux, en tenant compte de risques, tels que le changement climatique et la volatilité des prix;
ii) le financement du secteur agricole par le développement de moyens de financement innovateurs et durables adaptés aux besoins des exploitations familiales;
iii) le renforcement des capacités des organisations paysannes pour soutenir la modernisation des exploitations familiales.

Lancement du rapport de Montpellier sur l’intensification durable

Précédemment, le 28 mai 2013, le CTA a organisé le lancement du rapport de Montpellier sur le thème de l’intensification durable. L’événement, organisé conjointement avec la Commission européenne a réuni plus de 70 experts dans une discussion sur l’avenir de l’agriculture africaine.

Alors que nous tentons de nourrir une population qui devrait atteindre neuf milliards de personnes d’ici 2050, le système agricole a besoin d’un nouveau paradigme, défini par l’« intensification durable » de la production.
Les tendances actuelles révèlent que les systèmes africains de production alimentaire ne pourront répondre qu’à 13% des besoins alimentaires du continent d’ici à 2050, moment où la population de l’Afrique subsaharienne (ASS) aura quasiment doublé et approchera les 2 milliards de personnes. L’efficacité de la production pose assurément problème : les rendements ont augmenté de plus de 200% en Asie et en Amérique latine, mais de seulement 90% en Afrique en moyenne ces 40 dernières années. En même temps, l’Afrique est un des continents les plus affectés par les changements climatiques et l’érosion des terres. Plus de 95 millions d’ha de terres arables, soit 75% du total en ASS, sont dégradés ou très dégradés. Étant donné que l’augmentation de la production ne peut plus reposer sur une plus large utilisation des terres – entre 1991 et 2009 les terres arables par tête ont chuté d’environ 76m² par an – un nouveau système doit être trouvé pour pouvoir faire face à ces enjeux. Celui-ci devra offrir des rendements meilleurs, mais avec une utilisation plus efficace de tous les intrants sur une base durable, pour une réduction des dégâts environnementaux et le développement de la résilience.

 Afin d’offrir un cadre permettent d’appréhender ce concept et des approches pratiques pour le concrétiser, le panel de Montpellier a élaboré un rapport intitulé « L’intensification durable : un nouveau paradigme pour l’agriculture en Afrique ».

Vous pouvez télécharger le rapport Montpellier « Intensification durable: un nouveau paradigme pour l’agriculture africaine» ici.
Vous pouvez télécharger le rapport de l’événement ici

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