À la Une! Le Commerce Equitable contribue-t-il au développement durable?

Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de «Le Commerce Equitable contribue-t-il au développement durable?», depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et d’articles qui contribuent aux les points politiques abordées dans cette briefing

Commerce équitable : peut-on acheter de l’équité au supermarché ?
agenceecofin.com 25 mars 2015
Le commerce équitable est-il équitable ? Peut-on rendre le monde plus équitable par la consommation solidaire ?
A n’en pas douter, le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar (CE dans ce qui suit) a été un grand succès marketing dans les pays riches. En 2004, les ventes totales de produits CE à travers le monde s’établissaient à 830 millions d’euros. En 2013, elles avaient atteint 5,5 milliards d’euros. Les partisans du CE tendent généralement à penser que plus de ventes au Nord implique plus d’impact socioéconomique au Sud. Malheureusement, cette façon de penser est plutôt simpliste. Premièrement, il faut voir que 10 à 20% seulement de ces chiffres d’affaires sont reçus par les organisations de producteurs, sous forme de recettes d’exportation. Deuxième limite : non seulement les revenus créés par le CE sont faibles, ils sont également très mal répartis. Sur les 74 pays couverts par le CE, 10 représentent 70% des recettes d’exportation. Huit parmi ces 10 pays viennent de l’Amérique latine qui est la principale région à récolter les bénéfices du CE. Troisième limite : le commerce équitable tend à marginaliser les pays les plus dépendants de l’exportation de produits primaires agricoles. Prenons le cas du café. L’Ethiopie et le Burundi sont les deux pays qui dépendent le plus au monde de l’exportation de café qui rapportent respectivement 34% et 26% de leurs recettes d’exportations. Malheureusement, les certifications de café CE sont inexistantes au Burundi et limitées en Ethiopie. Paradoxalement, le Mexique et le Pérou qui ne sont pas du tout dépendants du café représentent près d’un tiers des certifications de café CE. La banane et le cacao racontent la même histoire.

La moitié des Français disposés à payer plus cher pour soutenir les producteurs
lafranceagricole.fr, 12 janvier 2015 
Environ la moitié des Français (52 %) et des Européens (49 %) se disent « prêts à payer plus pour des aliments ou d’autres produits provenant de pays en développement afin d’aider les personnes qui habitent dans ces pays » (par exemple pour des produits issus du commerce équitable), indique une enquête Eurobaromètre rendue publique le 12 janvier 2015 par la Commission européenne. Plus précisément, 38 % des Français sont disposés à payer 5 % de plus, 10 % de 6 à 10 % de plus, et 4 % plus de 10 % de plus (contre respectivement 35 %, 11 % et 3 % des Européens). Interrogés sur « les enjeux les plus urgents pour l’avenir des pays en développement », les Français placent la sécurité alimentaire et l’agriculture au septième rang des priorités, derrière la santé, la paix et la sécurité, l’éducation, l’eau et l’assainissement, l’emploi, la démocratie et les droits de l’homme, mais avant la croissance économique, les inégalités sociales et les questions liées aux migrations.

La loi ESS précise les contours de la définition du commerce équitable
rtes.fr, 8 novembre 2014 
Adoptée fin juillet, la loi ESS a fait évoluer la définition du commerce équitable, en étendant notamment son champ d’application aux échanges avec des producteurs du Nord. Les acteurs français, réunis au sein de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable, se réjouissent de cette évolution législative.
L’article 94 de la loi sur l’ESS modifie la loi du 2 août 2005, qui définissait le commerce équitable comme une relation commerciale entre des acheteurs des pays du Nord et des producteurs désavantagés situés dans des pays en développement, en élargissant son périmètre d’action aux producteurs situés dans les pays du Nord et notamment en France. Cette évolution législative fait notamment écho aux travaux que mènent les acteurs de commerce équitable depuis 3 ans avec le réseau INPACT (Initiatives pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale)et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, qui ont abouti en juin 2014 au lancement de la Charte Nationale du « Commerce Equitable Local ».

Strasbourg: La ville à l’heure du commerce équitable
 20minutes.fr 12.10.2014
La démarche de la ville de Strasbourg pour devenir un «territoire de commerce équitable» prend forme. Une première délibération autour de ce label, incitant au développement des achats publics responsables et favorisant la sensibilisation des entreprises et citoyens aux enjeux du commerce équitable, arrive au conseil municipal ce lundi après-midi.
«Les collectivités disposent de nouveaux outils grâce à la loi Hamon», indique Paul Meyer l’un des adjoints en charge de ce dossier. Parmi eux, la politique d’achats de la ville. Elle représente 200 millions d’euros d’achats par an pour la communauté urbaine de Strasbourg, dont 86 millions pour la ville.
Pour Chantal Cutajar, adjointe aux marchés publics, c’est bien cette politique d’achats qui constitue «un levier puissant» pour le commerce équitable. Ainsi, des connotations «agriculture biologique» ou «commerce équitable» pourraient être ajoutées lors de l’attribution de lots. La ville a par ailleurs intégré dans son marché de fourniture des cantines scolaires des clauses imposant la livraison de riz ou sucre issus du commerce équitable. Elle fait savoir également qu’un accord-cadre relatif à l’achat de prestations de traiteurs pourrait bientôt prévoir l’obligation pour les candidats de privilégier des aliments sans OGM ou encore du pain frais, non congelé et de qualité artisanale.

«Le business du commerce équitable »
Le Monde  15.07.2014
Produits alimentaires, ameublement, produits financiers. L’éthique s’affiche partout. « Commerce équitable », « label de gestion durable des forêts », « fonds solidaires ou socialement responsables » autant de formules destinées à séduire le consommateur. Pourquoi juste consommer quand on peut consommer juste ?
Au départ, le principe est tout simple. On pourrait le résumer ainsi : les consommateurs des pays riches acceptent de payer un peu plus cher les produits des pays pauvres, dans le dessein de rendre le commerce un petit peu plus équitable, moins déséquilibré.
L’idée est belle et généreuse. Le commerce équitable représente aujourd’hui de 3 % à 4 % du marché dans de nombreux pays européens, contre 0,1 % à ses débuts. C’est dans les coulisses de ce business « inattaquable » que nous conduit ce soir l’enquête de Donatien Lemaître, diffusée par Arte, afin de vérifier si, après des années de pratique, le commerce équitable a amélioré ou non le quotidien des cultivateurs des pays du Sud.

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