Dans cette section, vous pouvez trouver de nouveaux matériaux qui ont été publiés sur le thème de « Produire de la nourriture dans les villes: Succès et nouvelles opportunités », depuis la date de l’événement. Nous sélectionnons continuellement de nouvelles publications et d’articles qui contribuent aux les points politiques abordées dans cette briefing.

Agriculture familiale dans les zones péri-urbaines de Kinshasa : analyse, enjeux et perspectives
rafea-congo.com, Avril 2018

L’agriculture péri-urbaine familiale fait partie de l’histoire et de la culture de la ville de Kinshasa depuis plus de 50 ans. Son identité en fait aujourd’hui un élément incontournable du paysage de la ville, et un patrimoine économique et culturel. Elle joue un rôle non négligeable dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la ville de Kinshasa avec près de 150 000 tonnes de légumes produits sur plus de vingt espèces. L’agriculture périurbaine familiale fait face à des nombreuses contraintes : la faiblesse du suivi technique et d’encadrement, le changement climatique, les accaparements des terres agricoles, la dégradation accélérée des terres suite à la pratique de l’agriculture sur brûlis, etc. Le présent article analyse les enjeux et les contraintes liés à l’agriculture familiale et propose des pistes de solution pour la durabilité de cette activité dans les zones péri-urbaines de Kinshasa.

Forum des Maires de l’Afrique francophone signataires du Pacte de Milan sur la politique alimentaire urbaine
fao.org, 14/06/2018

La Mairie de Brazzaville et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’appui du Ministère de l’Europe et des Affaires Estrangères (MEAE) de la République française ont organisé du 12 au 14 juin un forum régional sur les questions pertinentes de l’alimentation et la sécurité alimentaire des populations des villes de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. L’objectif est de renforcer les capacités des collectivités locales dans l’identification des problèmes majeurs auxquels elles sont confrontées et de partager les expériences entre les villes pour une plus grande durabilité et résilience des systèmes urbains de production alimentaire. Ce forum de 3 jours qui était placé sous la haut patronage de Monsieur Henri Djombo, Ministre d’Etat, Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a connu la participation des membres du gouvernement congolais, des représentants des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé ainsi que des représentants des collectivités locales venant de : Abidjan, Bamako, Brazzaville, Dakar, Douala, Kinshasa, Loudima, N’Djaména, Nouakchott Ouesso, Pointe-Noire, Yaoundé, y compris les experts de Milan, de Paris et de Rome. Ouvrant les travaux, Henri Djombo a indiqué l’adhésion totale du Gouvernement congolais à cette initiative de « Partenariat Ville-Ville dans le cadre du renforcement de la coopération sud-sud et triangulaire ».

L’agriculture urbaine, un moteur de mobilisations citadines à Saint-Louis (Sénégal).
hal-univ-paris8.archives-ouvertes.fr, Juillet 2018

Les quartiers agricoles de Saint-Louis (Sénégal) sont, à plusieurs titres, en marge de la politique urbaine. Ils sont principalement situés dans des zones non aedificandi : zones inondables et servitudes de grands équipements périphériques (aéroport, camp militaire, bassin d’approvisionnement en eau douce). Le plan directeur d’urbanisme de 2008 les considère comme des réserves foncières de secours pour la population des quartiers centraux de plus en plus vulnérable aux inondations et à l’érosion côtière. Les investissements publics concernant l’équipement et la gestion du cadre de vie y sont très faibles. De larges pans de la gestion de ces quartiers sont donc dévolus aux associations locales plus ou moins coordonnées par des conseils de quartier. Par ailleurs, ils sont confrontés depuis une vingtaine d’années à l’installation massive de nouveaux résidents. Cette dynamique met à l’épreuve la capacité des associations locales à réguler et maîtriser l’urbanisation de leur quartier et met en péril la pérennité d’activités agricoles fortement imbriquées dans l’économie locale et la trame du bâti. L’arrivée d’une population peu familiarisée avec ces activités agricoles interroge la cohabitation entre l’agriculture et les autres fonctions urbaines.

Les agricultures urbaines durables : vecteurs de transition écologique
streaming-canal-u.fmsh.fr, juin 2017

Aujourd’hui, 54 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines (ONU, 2014) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit qu’en 2050, 80 % de l’humanité vivra dans la ville. Dans ce contexte, l’agriculture urbaine (AU) se développe largement sous des formes très différentes dans les grandes agglomérations du monde. Ils soutiennent le projet d’autosuffisance alimentaire et réactivent l’utopie d’une ville fertile aux paysages comestibles. Avec le projet agri-urbain, l’AU propose la mise en œuvre d’un processus gagnant-gagnant où la ville et l’agriculture sont réinventées conjointement. Cependant, le développement d’AU durables, nécessite une réflexion croisée sur les questions d’agronomie, d’environnement et de santé, d’aménagement du territoire, de métabolisme urbain et d’éducation. C’est pourquoi le congrès international « Agriculture urbaine durable: vecteur de la transition écologique» organisé par les laboratoires CERTOP et LISST a réuni à Toulouse en 2017 les acteurs de l’agriculture urbaine (enseignants, chercheurs, politiques, étudiants, entreprises et associations) pour présenter, discuter et questionner les différentes formes et fonctions de l’AU. 6 sessions thématiques complémentaires ont été organisées : exposés, posters, tables rondes, visites de sites et événements scientifiques et sociétaux accessibles en langue des signes.

Elever des porcs dans une ville d’Afrique de l’Ouest : arrangements entre acteurs pour gérer la proximité ville-élevage
agritrop.cirad.fr, 09/07/2018

Alors qu’un nombre croissant d’études s’intéressent à l’agriculture urbaine, l’élevage urbain de porcs reste méconnu. Pourtant, il est présent dans de nombreuses villes du Sud et procure un revenu à de nombreuses familles. Cette étude visait à dépasser les analyses centrées sur des aspects techniques de ce type d’élevage pour s’intéresser plus largement au cadre social et spatial dans lequel des éleveurs élèvent des porcs en ville. Elle reposait sur une démarche empirique qui a permis de saisir les conditions du développement et du maintien de l’élevage de porcs dans la deuxième ville du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Dans cet article, il est question des pratiques des éleveurs à petit effectif, et plus particulièrement du rôle que jouent les arrangements entre acteurs dans la mobilisation des ressources à la fois techniques et sociales qui sont nécessaires à la conduite et au maintien de ce type d’élevage. Les résultats soulignent que les éleveurs de porcs ont une logique de mobilité réduite : les arrangements qu’ils développent avec d’autres acteurs se basent sur une mise en invisibilité de l’élevage à la fois politique, spatiale et sociale, et les liens qu’ils développent pour accéder à des ressources externes sont ancrés dans le temps et dans un voisinage proche. L’environnement social et spatial au sein duquel ils évoluent est central pour la conduite quotidienne des élevages autant que pour leur pérennité à court et moyen terme.

L’agriculture urbaine (1/7)
lebimsa.fr, 27/09/2018

Entre les initiatives associatives et les entreprises visant la rentabilité économique, il émerge de l’agriculture urbaine une diversité de formes, des espaces collectifs interstitiels – balcons, cours de copropriétés, murs, toitures – aux fermes maraîchères périurbaines en passant par les jardins collectifs, les micro-fermes ou les fermes spécialisées utilisant des procédés high-tech. Par bonheur, le volet social anime également ces projets. Agriculture et social ? Il n’en fallait pas plus pour que la MSA se sente concernée.