Briefing ‘Standard SPS’: interviews des participants

 

Protection de la santé des consommateurs et assistance auprès des pays tiers exportateurs
M. Jacky Le Gosles (Commission européenne) souligne que l’UE cherche à protéger ses consommateurs, sans pour autant nuire à la production et à l’exportation des denrées des petits producteurs ACP. La CE offre une assistance technique aux producteurs, au travers des inspections mais aussi des séances de training, organisés dans les pays tiers. Ces trainings permettent un réel échange entre les experts européens et les producteurs ACP et ont pour but d’assister les pays souhaitant exporter à l’UE, d’atteindre les exigences règlementaires en termes de protection des consommateurs.

Inquiétudes concernant la multitude de standards privés
Dr. Andrew Graffham (Natural Resources Initiative, Université de Greenwich) indique que la sûreté et la qualité des aliments sont devenues nécessaires à respecter pour accéder aux marchés d’exportations. Les standards publics et privés peuvent devenir des barrières commerciales en raison d’un manque de transparence et de participation des acteurs ACP, dans l’élaboration de ces standards. Les petits exploitants des pays ACP risquent d’être les plus affectés par une hausse des standards privés.

Tendances des standards privés
M. Steve Homer (BIOS Partners) présente les tendances et ce qui pousse à la création de nouveaux standards. Il nous informe aussi de la façon dont les standards ont évolué au cours de cette décennie et de la tendance croissante pour des standards «combinés», qui sont principalement des standards pour la sécurité des aliments, avec des critères environnementaux et durables. Il note la façon dont les agriculteurs des pays ACP peuvent être affectés et comment ils peuvent s’adapter à ces tendances.

Relation entre standards privés et accord SPS de OMC
M. Robson de Moura Fernandes
(Organisation Mondiale du Commerce) présente la relation entre les standards privés et l’accord sur les normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l’OMC. Il mentionne l’évolution des discussions au sein du Comité SPS et la façon dont la question a été introduite au Comité SPS et est maintenant discutée afin de définir la relation entre les standards privés et l’accord SPS. Afin de faire face aux normes privées, les pays doivent les respecter ou réguler. Il espère motiver les pays à s’informer davantage sur les implications des standards privés, soit individuellement, au niveau régional ou à plusieurs pays et de s’impliquer plus dans les discussions au sein du Comité SPS.

Construction d’infrastructures de qualité et conformes
M. Steffen Kaeser est le manager des programmes dans la branche de renforcement de capacité commerciale à l’ONUDI. Il partage son expérience à développer des infrastructures de qualité. Les programmes « pays » de l’ONUDI concernent certaines denrées, une fois qu’un manque a été identifié par une inspection ou un rapport de la FAO. Il souligne certaines difficultés rencontrées lors de la fondation d’infrastructures de qualité et conformes. Elles incluent, entre autre, le design du programme, le travail avec les commissions économiques régionales et les obstacles techniques (tels que la sélection des laboratoires, le développement de standards harmonisés au sein de la région, etc.).

Le coût de conformité, à partager entre toutes les parties de la chaîne
M. Fred Kong’ong’o, représentant la Fédération de l’Industrie de Coton et du Textile Africaine, a souligné les difficultés auxquelles font face les petits producteurs des pays en voie de développement, à s’adapter aux normes imposées par les supermarchés, qui ne sont pas bien connues, et toujours modifiées. Il appelle l’OMC à travailler avec le secteur privé des pays en voie de développement, à trouver des standards uniformes que les PED peuvent respecter. Il insiste aussi à répartir le coût de conformité entre les différentes parties de la chaîne de valeur (y compris les consommateurs qui devraient payer un prix plus élevé), ce qui aiderait à atteindre les OMD.

Sécurité des aliments au niveau de la ferme
M. Jethro Greene (Caribbean Farmers’ Network Organisation) représente des organisations paysannes dans plus de 30 pays des Caraïbes. Il souligne l’importance de la participation des organisations paysannes et de recevoir une contribution financière juste pour leurs produits. Il insiste aussi sur le changement des mentalités, pour que la sécurité des aliments commence au niveau de la ferme et s’applique aux produits à destination du marché domestique en plus du marché international.

En savoir plus sur le Briefing “Respect des normes de sécurité des aliments: implications pour les exportations agricoles ACP” (11 mai 2009).

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