Des partenariats inclusifs pour des initiatives efficaces face à la diaspora

Mme Leila Rispens-Noel (Responsable de programmes, Oxfam Novib) a travaillé pendant dix ans avec les diasporas : elle a ainsi pu donner un témoignage venant du terrain à l’occasion du 8ème Briefing de Bruxelles du développement. Selon elle, le rôle des transferts de fonds dans l’agriculture est fondamental, et avec un appui financier et technique et un renforcement des capacités efficaces, les projets ont un potentiel de succès à grande échelle.

(interview en anglais)

Oxam-Novib a décidé de poursuivre le développement par la migration avec l’aide de Linkis, une Facilité destinée à soutenir les petits et les grands projets lancés par les organisations de la diaspora aux Pays-Bas et dans leur pays d’origine. L’assistance ne se limite pas à inclure un appui financier et technique, mais aussi le renforcement des capacités de formations sur la gestion de projet ou de collecte de fonds et de lobbying. Jusqu’à présent, Oxfam-Novib a soutenu une série d’organismes de la diaspora de différents pays d’Afrique, et ceci a permis aux dirigeants migrants de participer à des conférences internationales sur la migration. D’ici 2010, Oxfam-Novib tente d’établir des réseaux d’organisations de la diaspora régionaux, nationaux et internationaux dans le but d’influencer les politiques et les pratiques dans les pays d’accueil et dans les pays d’origine.

Mme Rispens-Noel a présenté certaines des leçons apprises au sein d’Oxfam-Novib. Les organisations de la diaspora ont des niveaux différents de capacités organisationnelles et connaissent donc parfois des difficultés pour élaborer de bonnes propositions et des plans de travail. Tous les organismes n’ont pas la même capacité de gérer de grands projets. Elle a souligné que seuls quelques migrants sont intéressés et engagés dans le travail de développement, ce qui les rend encore plus précieux. Ainsi, il est essentiel que les projets productifs obtiennent de l’assistance technique et l’environnement dont ils ont besoin pour une réussite sur grande échelle.

Dans ses remarques conclusives, Mme Rispens-Noel a souligné que les migrants ne peuvent ni doivent gérer seuls le développement. Des partenariats inclusifs entre migrants, agences de développement, gouvernements, organismes multilatéraux et internationaux et secteur privé sont particulièrement nécessaires afin d’accroître l’efficacité des initiatives de la diaspora. « Les gouvernements doivent investir dans les infrastructures », a-t-elle souligné. « Nous ne pouvons pas nous attendre que les migrants investissent dans l’agriculture, sans infrastructures existantes. Nous avons besoin d’un effort concerté.  »

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En savoir plus sur le Briefing du 11 décembre 2008.

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