Une politique de migration en faveur du développement

Tamara Keating (Chef de l’unité de la mise en œuvre et des services de gestion de l’Organisation internationale pour les migrations – OIM) a donné un aperçu des tendances et des principaux défis et opportunités de la migration liée au développement. Elle a appelé à « la gestion de l’immigration » comme le meilleur moyen de garantir que la migration soit un facteur dont le développement puisse bénéficier et que les droits de l’homme des migrants soient protégés.

an opportunity for change?’Trois pour cent de la population mondiale est représentée par des migrants, ce qui représente environ 200 millions de personnes. Ce nombre a doublé depuis 1965. Contrairement à la perception de l’opinion publique, seulement neuf pour cent des migrants d’Afrique s’installent en Europe. En revanche, 47% des migrants africains s’installent dans un autre pays africain. « La hausse de l’aide au développement pourrait-elle empêcher une migration plus ample? Ou peut-être au contraire augmenterait-elle le phénomène des migrations, en donnant à plus de personnes des moyens économiques de quitter leur maison? », a demandé Mme Keating, en soulignant la complexité de la relation entre la migration et le développement.

Avec l’augmentation des fonds des migrants, l’attention sur le lien entre migration et développement a également augmenté. Certains pourraient affirmer que les diasporas de migrants ne prendraient pas en charge le développement, du moment qu’il s’agit de personnes qui ont décidé de quitter leur pays d’origine au lieu de le développer. Mme Keating a présenté un exemple de la façon dont les connaissances et les compétences des migrants pourraient être employées pour servir le pays d’origine. La structure du MIDA (Migration pour le développement en Afrique) a été fondée par un migrant ghanéen en Italie, qui a commencé par vendre des ananas d’Afrique de l’Ouest en Italie. Aujourd’hui, il s’agit d’un programme de renforcement des capacités, qui contribue à mobiliser les compétences acquises par les ressortissants africains à l’étranger. Dans le Nord-Kivu, par exemple, les experts du MIDA forment des professeurs et des étudiants de l’Université de Graben dans le domaine de l’agriculture et des méthodes de culture ou d’usage des terres.

Comme perspectives futures, Mme Keating estime que l’augmentation des flux migratoires et les envois de fonds se poursuivront. Par conséquent, une gestion efficace des migrations est urgente, une politique qui choisisse avec soin les politiques visant à limiter les effets négatifs de l’exode rural vers les zones urbaines. La gestion de l’immigration est, selon Mme Keating, le meilleur moyen de garantir que la migration réponde à une demande d’approvisionnement, que les droits de l’homme des migrants soient respectés et protégés et enfin que la migration œuvre pour le développement.

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En savoir plus sur le Briefing du 11 décembre 2008.

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