La réponse de la Commission européenne à la flambée des prix alimentaires

S’adressant aux participants du 7ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur la flambée des prix alimentaires, Philip Mikos (Commission européenne, DG Développement) a présenté les principaux instruments à travers lesquels la Commission européenne entend répondre à la crise des prix alimentaires.

M. Mikos a mentionné les deux récentes communications de la CE :

an opportunity for change?’Le premier de ces deux documents donne des précisions sur les causes et les effets de la crise et énonce différentes réponses : à court terme des actions de développement axées sur les réponses humanitaires, à moyen terme sur les filets de sécurité, à plus long terme sur la redynamisation de la production agricole. Les objectifs sont de réduire les effets négatifs de la hausse des prix alimentaires sur les consommateurs les plus pauvres dans les pays en développement tout en encourageant une réponse positive auprès des agriculteurs.

Le deuxième document décrit n nouvel instrument financier spécial doté de 1 milliard € pour aider les agriculteurs des pays en développement comme réponse à la crise alimentaire, Facilité actuellement débattue au Parlement européen par le biais du processus de comitologie. M. Mikos décrit la Facilité comme un instrument pour résoudre certains des défis «à court et à moyen terme pas assez affrontés par d’autres instruments ». L’objectif est de fournir des réponses rapides et directes à la flambée des prix des produits alimentaires dans les pays en développement. Il s’intègre entre la réponse en cas d’urgence et les instruments de développement à long terme ; prévu pour deux ans seulement (2009 – 2010), il veut encourager « l’offre positive » par le secteur agricole (accès aux intrants et aux services) et offrir des mesures de « filet de sécurité nutritionnelle ».

Au-delà de cette récente proposition, que fait la Commission? M. Mikos a mis en évidence trois instruments principaux outre à ceux prévus par la Facilité:

  • Le premier est l’aide humanitaire par le biais de la Commission qui fournit des fonds pour l’aide alimentaire (232 millions € en 2008).
  • Le second est le programme thématique de sécurité alimentaire (FSTP) par lequel la Commission a alloué 50 millions € à 12 pays pour soutenir les filets de sécurité, les transferts sociaux et les mesures de production agricole.
  • Le troisième est le Fonds européen de développement à travers lequel 200 millions € ont été fournis à 30 pays hautement vulnérables touchés par la hausse des prix alimentaires.

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En savoir plus sur le Briefing du 16 octobre 2008.

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