La nouvelle architecture d’aide : quelles implications pour la société civile ?

M. Rudolf Buntzel (Church Development Service), représentant de Concord a expliqué, au cours du 6ème Briefing de Bruxelles sur le développement, comment les nouveaux acteurs apportent de nouveaux fonds internationaux – chacun avec des procédures différentes. Les ONG ont la nécessité de rechercher d’autres sources de financement, et peuvent souvent moins compter sur leurs gouvernements que par le passé.

La dépendance du financement public peut éloigner les ONG de leurs engagements naturels et les rendre moins incisives dans leurs activités de plaidoyer pour les pauvres, a affirmé M. Buntzel. Dans l’ensemble, la nouvelle multiplicité de financement pour le développement rural est ambivalente : il y a davantage d’argent disponible et une nouvelle diversité de donateurs, mais cela ne conduit pas nécessairement à plus d’efficacité par rapport à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. En outre, de nombreux nouveaux acteurs contournent le consensus général existant sur l’efficacité de l’aide et de la transparence et poursuivent leurs propres objectifs et intérêts.

M. Buntzel a ajouté des remarques sur le développement rural, en affirmant que les appels pour le secteur privé à s’impliquer davantage pourraient modifier l’accent mis sur la réduction de la pauvreté en faveur de la croissance économique. Il a indiqué que des théories économiques et des modèles copiés à partir des expériences passées des pays industrialisés ou transférés d’autres continents étaient destinés à l’échec. Il s’est demandé si de nouveaux donateurs sont prêts à s’engager dans des conflits politiques en faveur de la société civile. Pour les organisations de la société civile, la participation des pauvres dans leur propre développement est essentielle, ceux-ci doivent en être les principaux pilotes. D’un autre côté,les chercheurs, les investisseurs, les gouvernements et les experts doivent apprendre à en être copilotes.

M. Buntzel a conclu sa présentation avec un exemple de bonne pratique, le «Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme», lancé par Kofi Annan. Des organisations de la société civile voudraient voir ces modèles reproduits afin de gérer les fonds promis par les différents acteurs pour alléger l’impact de la crise alimentaire dans le monde.

(interview en anglais)

[blip.tv ?posts_id=1063801&dest=-1]

En savoir plus sur le Briefing du 2 juillet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s