Adaptation et politiques d’atténuation en faveur des pauvres

Lors de sa présentation, Mark Rosegrant (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires – IFPRI) a tenté d’analyser comment les politiques d’adaptation et de lutte au changement climatique peuvent promouvoir le développement. Il a encouragé une vision optimiste selon laquelle, sous certaines conditions, les stratégies de lutte au changement climatique peuvent financer l’investissement en faveur des pauvres.

L’injustice actuelle du changement climat est dramatique: bien que les pays industrialisés émettent la majeure partie des gaz à effet de serre, les pays en voie de développement sont plus vulnérables aux conséquences du changement climatique et ont aussi de faibles capacités d’adaptation. M. Rosegrant a souligné que le changement climatique réduira de façon dramatique la production dans beaucoup de pays et régions pauvres: dans certains pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, la production agricole diminuera entre 15 et 25% d’ici 2080.

L’adaptation est une des stratégies clé pour affronter le changement climatique, mais, comme admet l’IPCC, nous manquons encore d’estimations détaillées des coûts et bénéfices. Malgré cette incertitude, une forte adaptation serait l’extension d’une efficace politique de développement, basée sur meilleur système de commerce international ou sur des investissements dans le camp de la santé, de la recherche et de l’éducation.

L’atténuation en faveur des pauvres est une autre stratégie clé pour les pays ACP et la communauté internationale. Selon le dernier Rapport Stern, il existe un fort potentiel pour réduire les émissions dans l’agriculture, spécialement si on pense que 14% des émissions totales de gaz à effet de serre sont causées par l’agriculture. Alors que différentes politiques liées au changement climatique, comme le commerce global du carbone ou le mécanisme pour un développement propre (MDP), pourraient générer des revenus pour les petits producteurs, il est encore pour eux difficile d’en tirer profit.

En conclusion, M. Rosegrant s’est montré optimiste: “Investir dans le changement climatique pour les pauvres créé – selon lui – une nouvelle valeur ajoutée pour l’investissement en faveur des pays en voie de développement.

Liens:

Entretien (en anglais)

Présentation

Résumé exécutif

En savoir plus sur le Briefing du 13 février

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