Aide au Commerce: défis et questions clés

Dressant les conclusions de ce troisième Briefing sur le Développement rural à Bruxelles, Cornelius Mwalwanda (UNECA) a souligné comment Mme Kinnock avait donné le juste ton au débat.

Les pays ACP, en particulier l’Afrique, ont besoin de l’Aide au Commerce, qui est liée à son tour aux réformes commerciales que subissent ces pays. Le choc économique que produiront les APE doit être d’une manière ou d’une autre compensé. De plus, du moment que chaque pays a ses propres priorités et que celles-ci sont souvent différentes de celles des donateurs, l’Agenda de l’Aide au Commerce doit intégrer ces deux aspects.

Différents défis sont à affronter. Selon M. Mwalwanda, le plus important est celui de passer “de la bonne volonté à l’action”. Mais cela peut se faire uniquement si des ressources additionnelles sont mises à disposition pour les pays en développement et si les donateurs coordonnent mieux leurs interventions. De plus, la question de l’ownership est fondamentale. Les pays en développement doivent voir inclues leurs priorités dans l’Agenda de l’Aide au Commerce.

Enfin, la discussion a souligné encore une fois l’importance et le rôle clé joué par les organisations régionales et les marchés régionaux des pays en développement afin de les faire bénéficier de l’ouverture de leurs économies.

(video en anglais)

Dans une perspective européenne, Kathleen Van Hove (ECDPM) a souligné avec enthousiasme la quantité d’informations partagées, les différents points de vue et les idées exprimées durant ce séminaire. Elle a rappelé que la politique commerciale représente seulement un des nombreux instruments mis en place pour parvenir à une reforme économique et à la réduction de la pauvreté. Si nous nous concentrons sur le commerce, le point le plus important auquel faire face est de s’assurer que chaque pays définisse son propre agenda de réforme. Toutefois, il ne subsiste aucun doute sur le fait qu’une aide consistante est nécessaire pour bénéficier de l’intégration dans l’économie globale.

Selon elle, la discussion a montré la nécessité pour les experts d’approfondir certains aspects, comme la définition de l’Aide au Commerce. Toutefois, l’élément le plus important actuellement est l’action. Ceci a été exprimé par les deux parties, aussi bien la communauté des donateurs que les pays bénéficiaires, et nécessite aussi de nouvelles initiatives. « Nous devons identifier ce qui peut catalyser le changement et investir de façon plus importante, spécialement en tenant compte des nombreuses leçons du passé. »

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