Agriculture africaine: une vision optimiste, mais avec de profondes réflexions

L’agriculture africaine peut certainement avancer et, faisant référence aux discussions récentes, il y a beaucoup de raisons pour être optimistes. Toutefois, alors que l’on peut comprendre facilement ce qui devrait être fait, chaque action et solution doit être adaptée aux différentes situations, régions et groupes sociaux.

Deux messages en particulier sont à retenir de l’intervention de Steve Wiggins de ODI, orateur du premier panel du débat sur « L’état d’avancement de l’agriculture africaine« .

(video en anglais)

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Au cours de sa présentation, M. Wiggins a souligné que les statistiques ne montrent pas nécessairement que l’agriculture africaine soit en crise: durant les 15 dernières années, 17 des 30 secteurs agricoles qui connaissent une hausse parmi les plus importantes proviennent d’Afrique. Cinq pays africains ont fait mieux que la Chine.

Les chiffres montrent aussi qu’il n’y a pas une seule voie à suivre pour tout le continent africain, chaque pays présentant différentes caractéristiques d’intervention.

Une première différence se trouve dans les différents types de problèmes auxquels doit faire face l’agriculture africaine: marchés qui font faillite; politiques gouvernementales inefficaces; manque de technologie appropriée; absence d’une demande effective qui puisse stimuler la production. Chaque situation a ses propres spécificités, et les solutions doivent y être adaptées.

Une seconde différence est liée au niveau régional. Le degré d’accès aux marchés et le niveau de ressources disponibles déterminera quelles politiques sont nécessaires dans chaque contexte spécifique.

En troisième lieu, il est important de programmer différentes interventions pour différents groupes de producteurs. Lorsque l’on tente de déterminer quelles interventions sont les plus appropriées, les groupes sociaux peuvent être approchés selon trois interventions diverses: la première, dite de “Stepping up”, permettrait aux producteurs d’améliorer la production à travers une intensification de l’activité, supportée par le progrès dans les transports et les technologies; la seconde, “Stepping out”, permettrait de pratiquer sa propre activité dans une économie non-agricole; et enfin, l’approche “Hanging in” pourrait favoriser des améliorations marginales avec un bas capital technologique pour des aliments de base et de nutrition, afin de donner aux futures générations de meilleures conditions que celles de leurs parents..

Un succès est possible, mais nous devons avoir une profonde réflexion sur comment intervenir selon chaque situation spécifique.

Liens:

Presentation

Résumé de la présentation (format doc)

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