Compléter le puzzle de l’aide


Bernard Petit

La troisième session avait pour thème «Efficacité, harmonisation et cohérence de l’aide entre les donateurs».

Assimilant l’harmonisation de l’aide à un puzzle, Bernard Petit, Directeur Général Adjoint de la DG Développement de la Commission européenne, a souligné que les donateurs, mis ensemble, offrent aux gouvernements des pays en voie de développement beaucoup de «pièces» d’assistance (la Tanzanie bénéficie à elle seule d’au moins 600 projets de santé par an). Toutefois, il est pratiquement impossible pour quiconque de voir le dessin complet du puzzle terminé

Les efforts même de monitorage et conditionnalité des donateurs – qui construisent chacun leurs propres tableaux – souvent n’aident pas. Parfois ils entrent en conflit avec les stratégies nationales des gouvernements; au Kenya par exemple, 20 donateurs utilisent au moins 13 différentes agences d’acquéreurs, sans passer par l’agence du gouvernement officiel; et quand un pays reçoit 800 missions par an, l’implémentation jour après jour de projets de développement est souvent un risque.


Le puzzle du développement rural

A travers une meilleure coordination au niveau national et international, l’image du puzzle pourrait être plus claire pour tous, et toutes les pièces pourraient être reconnues et placées à leur correcte place.

Tenant compte de cette situation, la Commission a adopté deux mesures principales afin de renforcer l’harmonisation des efforts des donateurs.

La Commission a introduit un ‘code de conduite’ qui encourage les donateurs à tenir compte des plans nationaux et assurer la cohérence entre les efforts des différents donateurs. La seconde approche vise à encourager la division du travail afin qu’un donateur principal soit assigné pour chaque secteur prioritaire dans un pays déterminé. Le rôle du donateur ‘leader’ consiste à être un donateur interlocuteur unique dans un secteur avec le gouvernement national, plutôt que se trouver dans la situation ou chaque donateur développe ses propres réseaux de communication avec, par exemple, des différents ministères.

L’idée est que les donateurs européens soient chacun limités à trois secteurs dans un pays, qu’un donateur européen dirige les pourparlers dans un seul secteur, que les donateurs ne devraient pas se précipiter vers leurs pays favoris, ni négliger les Etats fragiles.

A travers des exemples, M. Petit a souligné les défis auxquels la communauté des donateurs doit faire face aujourd’hui pour tenir foi aux promesses faites dans les décisions politiques à travers la pratique concrète sur le terrain. De nombreux donateurs ont rejoint le niveau d’aide au développement qu’ils avaient promis en effaçant la dette. A présent pour les gouvernements européens le défi est de trouver les ressources budgétaires pour un engagement continu, et assurer aussi que l’aide soit plus concrète et efficace.

Au cours de ses 36 ans de carrière auprès de la Commission, Bernard Petit a montré le changement et l’évolution de la terminologie de l’aide en réponse au dernières ‘tendances’ – mais qu’est-ce qui a réellement changé sur le terrain?

Le temps d’un business ‘inhabituel’ est arrivé.

Matériel vidéo

Les donateurs pourraient agir mieux en écoutant les communautés locales

Michael Wales de la « Global Donor Platform for Rural Development » intervient sur ces questions (en anglias): [blip.tv ?posts_id=295174&dest=-1]

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