11 décembre 2008: La migration internationale affecte-t-elle le développement rural ACP ?

décembre 1, 2008

Le CTA, en partenariat avec la DG développement de la Commission européenne et EuropeAid, la présidence de l’UE, le Secrétariat ACP, Euforic, Concord et IPS Europe organise tous les deux mois à Bruxelles un Briefing sur les questions clés du développement rural dans les pays ACP.

Le huitième Briefing s’est tenu le jeudi 11 décembre 2008, et a eu pour thème «Comment la migration internationale affecte-t-elle le développement rural ACP ?».

Les intervenants ont débattu des effets et des défis que pose la migration sur le développement agricole et rural des pays ACP, analysant les effets des transferts dans ce secteur ainsi que les conséquences de la diaspora ACP dans le développement de leur économie.

Consultez le programme, la note introductive (pdf), les présentations, les vidéos, les informations sur les intervenants, les interviews et autres documents sélectionnés disponibles en ligne.

Pour en savoir plus veuillez contacter Isolina Boto (boto@cta.int) ou Romano Purro (rp@euforic.org).


Des investissements à long terme dans l’agriculture pour saisir et développer les opportunités de croissance

octobre 28, 2008

Après une introduction aux débats de la part du Dr Hansjörg Neun, Directeur du CTA, M. Lluis Riera (Commission européenne - DG Développement) et Sir John Kaputin (Secrétaire général du Groupe ACP) ont souligné combien le thème du 7ème Briefing de Bruxelles est actuel. De plus, le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf est lui aussi intervenu sur ce thème, en vidéoconférence depuis le siège de la FAO à Rome.

an opportunity for change?’M. Lluis Riera Figueras a souligné que l’augmentation des prix devraient normalement conduire à une augmentation de l’approvisionnement alimentaire - des produits alimentaires au prix plus élevés sembleraient offrir une chance aux agriculteurs d’accroître la production et les revenus. En réalité cependant, la réaction de l’offre a été très lente, du moment que l’information n’atteint pas les agriculteurs, et, si c’est le cas, les agriculteurs peuvent ne pas avoir les moyens d’y répondre. C’est pourquoi une nouvelle proposition de la Commission européenne était désormais urgente, afin de permettre aux agriculteurs de répondre de façon appropriée à cette situation. Sir John Kaputin a quant à lui souligné la gravité de la situation et les problèmes auxquels les petits agriculteurs sont confrontés. Il a également insisté sur l’importance du Programme tous ACP relatif aux Produits de Base Agricoles et sur la nécessité de fonds supplémentaires à allouer dans ce cadre.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, M. Jacques Diouf a donné le bienvenu aux participants du Briefing et a rappelé comment les prix des produits alimentaires ont augmenté de façon spectaculaire en 2006 et 2007, atteignant un sommet en juillet 2008. Une évolution simultanée d’une augmentation de la demande de denrées alimentaires et une réduction des approvisionnements a été la cause principale du problème.

Plusieurs éléments combinés entre eux sont à l’origine de cette situation : les effets du changement climatique, entraînant sécheresses et inondations, d’où une réduction des stocks disponibles, une augmentation rapide de la population mondiale, l’augmentation de l’allocation de terres pour la production de biocarburants, la hausse des prix du pétrole, ainsi que les spéculations en cours.

Les petits agriculteurs ont été particulièrement touchés par la crise, et le nombre déjà élevé de personnes sous-alimentées a augmenté de façon spectaculaire durant ces dernières années.

M. Diouf a souligné que la situation à ses causes profondes dans la faible priorité accordée à l’agriculture au cours des dernières décennies. Les chiffres sont clairs : l’ensemble de l’aide au développement ciblée à l’agriculture a chuté de 17% en 1980 à 3% en 2006. Les donateurs internationaux et régionaux ont considérablement réduit les ressources pour l’agriculture, en dépit du fait que ce secteur demeure l’activité principale pour la plupart des populations les plus pauvres.

Que faut-il faire ? M. Diouf a souligné que la production agricole doit doubler afin de nourrir une population mondiale croissante. Du moment que cette population sera de plus en plus présente dans les zones urbaines, la productivité agricole doit également être renforcée, en particulier dans les pays en développement. Ce qui ne peut être atteint que grâce à des investissements dans les infrastructures rurales (accès à l’eau, routes, etc.) et en modernisant les systèmes de production.

Lors de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale (décembre 2007), la FAO a invité la communauté des donateurs à allouer 1,7 milliards de dollars US aux communautés de petits producteurs dans les pays en développement, afin d’acquérir des semences et autres intrants dont ils ont besoin. La FAO s’est engagée à allouer des ressources initiales à 69 pays. Bien que l’aide doit être soutenue par d’autres donateurs et gouvernements, M. Diouf a conclu en plaidant pour un plan à long terme afin d’accroître les investissements dans l’agriculture comme le seul moyen d’assurer le développement durable et la sécurité alimentaire mondiale.

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Comment réagir face à la crise alimentaire ?

octobre 27, 2008

Intervenant dans la partie conclusive du 7ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur la flambée des prix alimentaires, le professeur Eric Tollens (Université catholique de Louvain) a souligné que cette crise représente un signal d’alarme urgent. L’approvisionnement agricole a une faible élasticité en termes de prix : an opportunity for change?’en d’autres termes, les augmentations de prix importantes ne portent qu`à une faible augmentation de la production. Les gouvernements doivent plus que jamais jouer un rôle majeur afin de stimuler la production agricole, saisissant l’occasion présente.

La plupart des gouvernements des pays en développement ne consacrent environ que 4% de leurs budgets à l’agriculture, et beaucoup, comme le Congo, seulement environ 1%. Néanmoins, consacrer 10% du budget total est une condition sine qua non pour vraiment développer le secteur agricole, ce que le Malawi est en train de faire. L’agriculture est l’épine dorsale de la plupart des pays en développement, et il est essentiel que ces derniers cessent d’être des importateurs nets de denrées alimentaires.

Luca Alinovi (FAO) a souligné le fait que le niveau élevé des prix des denrées alimentaires n’est autre qu’un symptôme d’un problème structurel que connaissent des millions de personnes sous-alimentées. D’une part, les pays industrialisés ont à se demander de quelle manière ils sont engagés, la plupart d’entre eux continuant à ne pas dépenser, selon leurs engagements, le 0,7% de leur PIB en faveur de l’aide au développement. D’autre part, les pays en développement ont à se demander s’ils croient vraiment dans l’agriculture, car ils investissent des pourcentages très limités de leurs budgets à ce secteur.

(interview en anglais)

M. Alinovi a fait valoir que le binôme bien-connu « marché libre contre protectionnisme » ne décrit pas correctement la situation. La solution se trouve entre les deux termes : des mesures de protectionnisme ont parfois des effets néfastes sur l’économie, alors que dans d’autres cas la libéralisation est le choix moins adapté.

De son côté, le Directeur du CTA, Dr. Hansjörg Neun, a soulevé certains points qui n’ont pas été examinés. Tout d’abord, il a souligné l’énorme potentiel d’une politique d’irrigation plus importante pour étendre le potentiel de l’agriculture dans de nombreux pays en développement. an opportunity for change?’Deuxièmement, puisque les pertes après récolte peuvent être importantes, une stratégie efficace pour accroître la sécurité alimentaire devrait également encourager le stockage des cultures au niveau de la ferme. Troisièmement, la diversification de l’approvisionnement des cultures pourrait être une stratégie prometteuse : nous dépendons en effet actuellement de seulement cinq cultures vivrières de base. Enfin, le Dr Neun est revenu sur la question de l’emploi des nouvelles technologies, qui pourrait ne pas toujours être la meilleure solution pour les petits agriculteurs, qui pourraient peut-être plutôt se pencher sur le compostage, le biogaz ou sur d’autres techniques ne nécessitant pas d’intrants extérieurs élevés, souvent eux-mêmes affectés par la hausse des prix.

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La flambée des prix des produits alimentaires : une opportunité de changement ? Réactions des partecipants

octobre 27, 2008

Comment les participants à ce 7ème Briefing ont jugé les discussions ? Nous avons recueilli certaines réactions :

Pierre Berthelot (Directeur de l’Unité de Coordination du Programme tous ACP relatif aux Produits de Base Agricoles) a souligné trois points principaux. Tout d’abord, même si il est clair que nous assistons à une augmentation des prix des denrées alimentaires, les prix agricoles sont en fait en déclin sur le long terme, comme l’a expliqué Steve Wiggins dans son exposé. Deuxièmement, il n’y a pas lieu de paniquer ; au contraire, les augmentations des prix des denrées alimentaires sont une excellente occasion pour les agriculteurs d’augmenter leurs revenus. Troisièmement, il est important d’inverser la tendance de ces dernières années et d’investir dans la R&D pour augmenter la productivité agricole.

(interview en anglais)

Marek Poznanski (CSA) a souligné la pertinence de ce Briefing qui a traité d’un terme très actuel. Il a souligné un aspect que plusieurs intervenants ont abordé au cours du débat : le fait que la réduction des stocks a contribué à la crise actuelle. Alors que cela a été mentionné à plusieurs reprises, les causes de ces réductions n’ont été abordées qu’en partie. A son avis, les origines de ce problème sont principalement la déréglementation et la libéralisation des politiques qui ont été mis en place, dans les pays développés comme dans les pays en développement.

Tom Morgan (Secrétariat de la commission développement du Parlement européen) a défini la réunion « extrêmement utile et bien organisée ». Il a souligné le haut niveau des intervenants et des participants. Les messages clés, selon lui, ont été les suivants: l’importance des investissements dans l’agriculture, la nécessité d’adapter les politiques à la nouvelle réalité à laquelle nous sommes confrontés ; la nécessité de politiques globales pour faire face à ces problèmes, le fait que les biocarburants ne sont fondamentalement pas négatifs, mais ils est nécessaire de ralentir leur production [sur ce point, voir aussi la vidéo interview de Steve Wiggins], l’importance du dialogue avec les pays en développement et le rôle crucial que les agriculteurs doivent jouer dans ces discussions.

(interview en anglais)

Ecouter d’autres témoignages : M. Cris Muyunda (COMESA), M. Frank Van Schoubroeck (ILEIA) et M. Yves Somville (Fédération Wallonne de l’Agriculture).

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La coopération régionale : une solution pour la crise alimentaire en Afrique ?

octobre 27, 2008

Intervenant lors du 7ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur la flambée des prix alimentaires, M. Cris Muyunda a présenté comment le COMESA (le Marché Commun de l’Afrique de l’Est de l’Afrique Australe) vise à améliorer la sécurité alimentaire en Afrique orientale et australe.

M. Muyunda a souligné que l’actuel prix élevé des produits alimentaires a de lourdes conséquences pour les États membres du COMESA. Des études montrent que 10% d’augmentation des prix des denrées alimentaires conduisent à une augmentation de 2,3% de la pauvreté. En outre, les prix élevés pourraient avoir une incidence sur la situation politique, et mettre en danger la paix et la sécurité. D’autre part, le prix élevé des denrées alimentaires pourrait conduire à une croissance économique globale des économies liées au secteur agricole (l’agriculture représente 32% du PIB de la COMESA), alors que seulement 15% de croissance globale pourrait libérer six millions de personnes de la pauvreté.

Depuis 2004, la situation de la sécurité alimentaire dans les 19 pays du COMESA s’est améliorée. En 2006/07, seuls deux États membres ont connu des déficits alimentaires, tandis que l’ensemble de la région avait un surplus alimentaires. Malawi peut être considéré comme un succès particulier. Depuis le grave déficit alimentaire en 2004/05, le gouvernement a mis en place un programme avec trois mesures clés : subventions d’engrais, augmentation du budget pour l’agriculture et pour la sécurité alimentaire, mais aussi sur l’irrigation, les engrais et le marketing. Cela a conduit à un excédent alimentaire en 2006/07.

(interview en anglais)

En général, le COMESA a réagi de diverses façons à l’augmentation du prix des denrées alimentaires :

  • Il a accéléré l’intégration économique régionale, dont le point culminant est représenté par l’Union douanière en 2008.
  • Le Programme global de développement de l’agriculture africaine (CAADP) met l’accent sur quatre piliers : la terre et la gestion de l’eau, le commerce et l’infrastructure du marché, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la recherche agricole et l’adoption de nouvelles technologies.
  • Il existe un plan régional conjoint contre la crise alimentaire, qui comprend la fourniture des intrants en vue d’accélérer la production alimentaire, l’amélioration de la gestion des risques et de l’analyse de la vulnérabilité et le renforcement de l’accès au marché régional.
  • ACTESA (Alliance pour le commerce des marchandises en Afrique) est une alliance régionale qui vise à développer des marchés régionaux productifs et efficaces pour les denrées alimentaires de base. Il s’agit d’une initiative multipartenaire dirigée par le COMESA, qui se base sur la reconnaissance que la croissance structurelle des déficits alimentaires dans les denrées alimentaires de base ne peut indéfiniment être compensée par l’aide alimentaire.

En outre, M. Muyunda a souligné quelques-uns des défis liés à la sécurité alimentaire en Afrique orientale et australe :

  • De nombreux États membres sont des pays sans littoral et des pays insulaires, c’est pourquoi les corridors de transport sont essentiels. Toutefois, la région souffre d’un manque de diversification de transports et de moyens de connections déficitaires. On compte seulement 60 kilomètres de routes pavées par million d’habitants, alors que l’Inde a 1000 kilomètres et les pays d’Europe occidentale 20.000.
  • L’instabilité de l’approvisionnement énergétique est également un obstacle, c’est la raison pour laquelle il a préconisé que les pays concernés “explorent de façon agressive” des sources d’énergie alternatives telles que les hydro-électricités, les biocarburants et l’énergie nucléaire.

En résumé, le commerce régional est-il la réponse aux problèmes de sécurité alimentaire ? M. Muyunda est convaincu que ce n’est là qu’une partie de la réponse. L’Afrique a besoin d’une réponse globale, qui tienne compte du commerce régional, des services aux agriculteurs (aide financière, informations sur le marché, etc.) et de l’intégration commerciale des producteurs, par exemple, à travers le renforcement des associations de producteurs, et à travers l’éducation et la formation des agriculteurs.

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Les nouvelles technologies, une solution à la crise alimentaire ?

octobre 27, 2008

Intervenant lors du 7ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur la flambée des prix alimentaires, le Dr Mike Bushell (Syngenta) a présenté la vision du secteur privé concernant la façon de résoudre la crise alimentaire mondiale. Il a souligné que les bonnes technologies pour accroître les rendements existent déjà, mais il est essentiel de les déployer sans danger dans les systèmes agricoles durables.

an opportunity for change?’Dans le passé, quatre grandes technologies ont permis de répondre à une demande croissante pour l’alimentation : la mécanisation de l’agriculture y compris l’irrigation, les engrais synthétiques, les produits chimiques de protection des cultures et l’amélioration des semences. M. Bushell a donné des exemples d’application de ces technologies et de la façon dont elles contribuent à une production alimentaire durable, définies comme “des stratégies et des pratiques qui favorisent le bien-être à long terme de l’environnement, de la société et l’économie agricole”.

M. Bushell a souligné que les nouvelles technologies sont une partie essentielle de la solution. La technologie dont nous avons besoin existe déjà, le défi consiste à l’intégrer dans les systèmes agricoles durables au niveau local. Les défis auxquels nous sommes confrontés comprennent, par-dessus tout, le changement climatique, mais aussi la technophobie, un manque d’infrastructures et de financement, et les services de vulgarisation à renforcer et rénover. Des partenariats public-privé pourraient représenter un instrument pour surmonter les difficultés.

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La réponse de la Commission européenne à la flambée des prix alimentaires

octobre 22, 2008

S’adressant aux participants du 7ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur la flambée des prix alimentaires, Philip Mikos (Commission européenne, DG Développement) a présenté les principaux instruments à travers lesquels la Commission européenne entend répondre à la crise des prix alimentaires.

M. Mikos a mentionné les deux récentes communications de la CE :

an opportunity for change?’Le premier de ces deux documents donne des précisions sur les causes et les effets de la crise et énonce différentes réponses : à court terme des actions de développement axées sur les réponses humanitaires, à moyen terme sur les filets de sécurité, à plus long terme sur la redynamisation de la production agricole. Les objectifs sont de réduire les effets négatifs de la hausse des prix alimentaires sur les consommateurs les plus pauvres dans les pays en développement tout en encourageant une réponse positive auprès des agriculteurs.

Le deuxième document décrit n nouvel instrument financier spécial doté de 1 milliard € pour aider les agriculteurs des pays en développement comme réponse à la crise alimentaire, Facilité actuellement débattue au Parlement européen par le biais du processus de comitologie. M. Mikos décrit la Facilité comme un instrument pour résoudre certains des défis «à court et à moyen terme pas assez affrontés par d’autres instruments ». L’objectif est de fournir des réponses rapides et directes à la flambée des prix des produits alimentaires dans les pays en développement. Il s’intègre entre la réponse en cas d’urgence et les instruments de développement à long terme ; prévu pour deux ans seulement (2009 - 2010), il veut encourager “l’offre positive” par le secteur agricole (accès aux intrants et aux services) et offrir des mesures de « filet de sécurité nutritionnelle ».

Au-delà de cette récente proposition, que fait la Commission? M. Mikos a mis en évidence trois instruments principaux outre à ceux prévus par la Facilité:

  • Le premier est l’aide humanitaire par le biais de la Commission qui fournit des fonds pour l’aide alimentaire (232 millions € en 2008).
  • Le second est le programme thématique de sécurité alimentaire (FSTP) par lequel la Commission a alloué 50 millions € à 12 pays pour soutenir les filets de sécurité, les transferts sociaux et les mesures de production agricole.
  • Le troisième est le Fonds européen de développement à travers lequel 200 millions € ont été fournis à 30 pays hautement vulnérables touchés par la hausse des prix alimentaires.

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Les prix des denrées alimentaires: outre la production alimentaire

octobre 22, 2008

Lors du septième Briefing de Bruxelles sur la flambée des prix alimentaires, Stineke Oenema (Groupe de Travail Sécurité Alimentaire - CONCORD) a plaidé pour des politiques laissant suffisamment de marge de manœuvre aux pays en développement afin qu’ils puissent prendre par eux-mêmes des décisions indépendantes concernant la protection de leurs marchés.

an opportunity for change?’Alors qu’il semble y avoir un consensus général sur le fait que la petite agriculture a besoin d’une aide destinée à augmenter sa résistance contre les crises alimentaires et à éliminer la faim et la malnutrition, Mme Oenema souligné certains défis:

  • Une nouvelle révolution verte peut-elle être une solution? À son avis, nous devons apprendre des leçons du passé: le développement doit être fondé sur les besoins locaux, et pas seulement sur les produits d’exportation.
  • Quelles politiques commerciales ? Les exemples du Cameroun et de la Bolivie montrent que les pays en développement ont besoin d’une certaine protection pour renforcer leurs propres secteurs de production. Les pays ont besoin de marges de manÅ“uvres suffisants pour décider de façon indépendante sur leurs propres stratégies de sécurité alimentaire, indépendamment des conseils internationaux. “Une meilleure protection des frontières est nécessaire”, a-t-elle affirmé.

Outre ces défis, Mme Oenema a également identifié des possibilités de faire face à la crise alimentaire actuelle.

  • Cette crise unit les peuples et rassemble leurs forces pour faire face à la crise.
  • La crise actuelle ouvre une nouvelle perspective de concevoir un système alimentaire innovant, en tenant compte du commerce, de l’alimentation et de l’agriculture.
  • Le droit à l’alimentation stipule que “chaque homme, femme, enfant a droit à une nourriture suffisante”.

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