Nouveaux moteurs, nouveaux acteurs dans le développement rural ACP : réactions des participants

juillet 23, 2008

Quels ont été les commentaires des participants au sixième Briefing de Bruxelles sur le développement ? Nous avons recueilli certaines réactions.

S.E. Mme Brave Ndisale, Ambassadrice du Malawi à Bruxelles, a présidé le second panel du Briefing. Elle a jugé la réunion très utile pour fournir des éclaircissements sur les politiques et les pratiques des nouveaux acteurs dans le développement, en particulier la Chine. Elle a également souligné que l’Afrique a beaucoup à apprendre de l’expérience de la Chine et l’Inde. En outre, Mme Ndisale a rappelé comment la coordination entre les bailleurs de fonds peut être favorisée lorsque la propriété des processus de développement reste au niveau national : son pays représente un succès en ce sens.

(interview en anglais)

Mme Lucy Hayes de Eurodad [voir vidéo] a trouvé les discussions sur l’Afrique et la Chine particulièrement intéressantes. En outre, la discussion sur l’aide et l’agriculture est d’actualité. Il est temps de faire un meilleur usage de l’argent disponible actuellement, développant les infrastructures et assurant des solutions de suivi.

M. Amadou Diallo (NEPAD) a souligné la pertinence des sujets abordés dans les discussions, qui aident à mieux comprendre les initiatives des différents acteurs et des divers moteurs à l’origine de ces processus. En outre, il a souligné la valeur des Briefings en tant que plate-forme de dialogue, d’échange et de débat pour l’harmonisation et la coordination des différentes politiques de développement. M. Diallo a encouragé les organisateurs à poursuivre cette initiative à Bruxelles, peut-être aussi en développant des activités similaires en Afrique.

M. Joseph Coompson [voir vidéo], chef économiste agricole à la Banque africaine de développement, a expliqué comment la BAD coordonne un groupe de recherche sur la division du travail entre les donateurs dans le secteur agricole en Afrique.

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Une révolution verte est-elle possible en Afrique ?

juillet 10, 2008

Si une révolution verte fut possible en Asie, alors pourquoi pas en Afrique ? Avec ces mots, M. Akin Adesina (AGRA) a pris la parole au cours du premier panel du 6ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur “les nouveaux moteurs et les nouveaux acteurs dans le développement rural ACP”.

M. Adesina a souligné que les conditions en Afrique étaient différentes par rapport à l’Asie : la variation de cultures est plus grande ; les conditions climatiques sont très diverses, et seulement une petite partie des terres sont irriguées. Une révolution verte pour l’Afrique doit assumer cette diversité et prendre au sérieux la durabilité de l’environnement, a-t-il déclaré.

(interview en anglais)

Alors qu’il est possible de tirer profit des nouvelles technologies et de la variété des cultures, ces éléments ne sauraient à eux seuls être une solution. L’Afrique doit faire face à des défis supplémentaires si elle veut améliorer la production agricole : l’accès des agriculteurs aux nouvelles technologies est limité, les marchés sont peu développés, les sols sont épuisés d’éléments nutritifs et l’utilisation des engrais est faible. Pour répondre à ces défis, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) intervient avec un certain nombre de programmes que M. Adesina a présenté, notamment en améliorant les systèmes de semences, la santé du sol et l’accès aux marchés ainsi qu’au développement des activités de plaidoyer.

Outre à ces activités, des politiques cohérentes et mesurées à l’environnement local sont d’une importance capitale. M. Adesina a fait valoir que les programmes d’ajustement structurel des années 1980 de la Banque mondiale ont été désastreux pour l’agriculture africaine et a insisté sur le fait que le moment est venu de mettre fin au “Consensus de Washington” et adopter un véritable “consensus africain” pour l’élaboration des politiques. Il a rappelé aux participants les succès africains d’hier et d’aujourd’hui, faisant valoir que si «la révolution du maïs» a été possible dans des pays comme le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi, par la suite la croissance de la productivité y a aussi été possible. Il a conclu que tous les acteurs, publics et privés, doivent s’assurer que les institutions, les infrastructures, les marchés et la technologie travaillent de concert pour une révolution verte en Afrique.

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Remise en cause de l’actuel modèle de développement

juillet 10, 2008

M. Ndiougou Fall, Président du ROPPA (Réseau des Organisations paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest), a présenté aux participants du sixième Briefing de Bruxelles sur le développement le point de vue d’une organisation de producteurs sur la question des nouveaux acteurs dans le développement rural ACP.

Comme l’a reconnu M. Riera, les «énormes difficultés» auxquelles les pays en développement sont confrontés laissent beaucoup d’occasions aux nouveaux acteurs d’apporter leurs contributions. Toutefois, M. Fall estime que ces nouvelles possibilités apportent aussi de nouvelles questions : quelles sont les capacités de ces nouveaux acteurs ? Ont-ils suffisamment d’expérience et les connaissances nécessaires pour intervenir efficacement dans l’agriculture et le développement rural ? Et quelles sont les valeurs qu’ils peuvent apporter ? Peuvent-ils réellement apporter un changement ?

Pour M. Fall, ce sont donc là les questions importantes qui doivent être affrontées. Mais ce qui est encore plus important, c’est d’entreprendre une lucide analyse systémique et de réformer l’actuel modèle de développement qui a été fortement touché par la mondialisation et la libéralisation dans beaucoup de régions, et dont les migrations et la dégradation des ressources naturelles sont des conséquences irréversibles. De nombreuses institutions ont joué un rôle dans le maintien de ce système. Le temps de la réforme et d’un réexamen approfondi du mode de fonctionnement est venu.

Si de nouveaux acteurs se manifestent, nous devons d’abord nous poser ces questions, reconnaissant que le système ne fonctionne pas, procéder à une analyse systémique et trouver des solutions. Les nouveaux acteurs seront-ils en mesure d’évaluer la situation et d’agir différemment ? L’Afrique, en particulier, est au centre de cette crise, et si l’analyse systématique sera insuffisante, selon M. Fall, il existe un risque concret que nous allions répéter les mêmes erreurs que dans le passé.

Dans ce contexte, il a donné son opinion sur la situation africaine et a mis en évidence ce dont les pays en développement ont réellement besoin. En particulier, il a plaidé pour davantage d’incitants pour la production ; pour des politiques de régulation, l’intégration régionale, le renforcement des investissements dans les infrastructures et la mise en Å“uvre d’une forme de gouvernance mondiale avec une coordination et une cohérence à l’échelle régionale et nationale.

M. Fall a conclu en indiquant que l’aide est une discipline qui se doit d’encourager des politiques de développement aux niveaux national et régional, et que les responsabilités de l’aide devraient passer des bailleurs de fonds aux bénéficiaires ; les organisations d’agriculteurs, en particulier, devraient être en mesure de jouer un rôle plus important dans l’architecture de l’aide.

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Comprendre les multiples rôles de la Chine en Afrique

juillet 9, 2008

M. Jian-Ye Wang (Département Afrique du Fonds Monétaire International) a axé son intervention lors du 6ème Briefing de Bruxelles sur le développement sur l’évolution des relations économiques Afrique-Chine et le développement de l’Afrique.

Faisant observer que la coopération Chine-Afrique n’est pas nouvelle et remonte déjà à trente ans en arrière, M. Wang a souligné que l’étiquette « nouveau donateur » est trompeuse du moment que la Chine n’est pas principalement un bailleur de fonds dans le sens traditionnel du terme. Parler en ces termes peut nous éloigner du véritable point d’intérêt, c’est-à dire que les flux de capitaux privés dépassent l’APD en Afrique.

Pour M. Wang, il est important de comprendre ce concept et reconnaitre les multiples rôles de la Chine, comme un marché pour les exportations de l’Afrique, comme bailleur de fonds et investisseur, comme entrepreneur et constructeur. Les relations économiques entre la Chine et l’Afrique sont maintenant principalement commerciales plutôt que destinées à l’aide. Le secteur privé chinois joue un rôle important en Afrique dans le sens que la coopération prend de nombreuses formes, est décentralisée et implique de nombreux groupes d’intérêt.

(interview en anglais)

M. Wang a souligné en outre que les changements dans les relations Chine-Afrique sont le reflet des modifications structurelles dans l’économie mondiale : les débiteurs du passé sont les créanciers d’aujourd’hui et vice-versa. Au cours des sept dernières années, les réserves mondiales de devises ont augmenté (pour la plupart dans les pays émergents et les pays exportateurs de pétrole) à 4.9 billion de dollars, avec les réserves de la Chine passant à elles seules à 1.5 billion de dollars. En conséquence, la Chine est devenue un fournisseur de capitaux même plus important que les États-Unis. Il a conclu que l’engagement de la Chine en Afrique est une conséquence logique de cette croissance.

En outre, la Chine a connu des expériences qui peuvent être pertinentes pour l’Afrique, en particulier en termes de développement rural. M. Wang a souligné que la hausse de la productivité dans le secteur agricole de la Chine a non seulement permis de nourrir environ 20% de la population mondiale avec environ 7% des terres arables mondiales, mais a facilité également l’industrialisation et la réforme économique successive. La réforme chinoise a commencé avec l’agriculture, non pas avec une forme de “charité”, et démontre que la croissance est le moyen le plus efficace pour sortir de la pauvreté constante.

Toutefois, selon M. Wang, alors que les pays africains peuvent tirer des enseignements importants de l’expérience chinoise, ils doivent aussi pouvoir déterminer leur propre stratégie de développement. “Chaque pays doit être responsabilisé, afin que tous puissent apprendre au lieu de copier, et élaborer des stratégies qui correspondent à la situation locale.”

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Le rôle des fondations philanthropiques face à l’agriculture des pays ACP

juillet 9, 2008

Dans le premier panel du Briefing sur “les nouveaux moteurs, les nouveaux acteurs dans le développement rural ACP“, Mme Olga Sulla (Banque mondiale) a souligné que, soutenus par une capacité financière importante, les fondations philanthropiques jouent un rôle important de plus en plus important dans l’aide au développement et ont le potentiel pour faire beaucoup plus.

Briefing de Bruxelles - juillet 2008La grande majorité des fondations philanthropiques sont basées aux États-Unis, avec la plupart des travaux menés au niveau national plutôt qu’au niveau international. Mme Sulla a fait observer que seulement 1% sont actives dans le développement international, en accordant des subventions total estimées entre 5-7 milliards de dollars, principalement dans les économies émergentes. Ces fondations ont été les plus actives en matière de santé : la Fondation Gates, par exemple, fournit 1,2 milliards de dollars dans ce secteur. La plupart des fondations travaillent à travers des fonds mondiaux et seulement douze d’entre elles disposent de bureaux dans les pays en développement. En particulier, Mme Sulla a souligné que seulement quelques fondations ont été actives dans l’agriculture et le développement rural ; néanmoins leur rôle est de plus en plus important.

Bien que la Banque mondiale ait été le principal donateur dans le domaine de l’agriculture en Afrique entre 1990 et 2006, elle a été critiquée en 2007 dans un Rapport du Groupe d’Evaluation Indépendant (GEI) pour ne pas adopter une approche cohérente et intégrée dans ses prêts. Mme Sulla a affirmé que la Banque a pris les conclusions au sérieux et est en train de renforcer son attention sur l’agriculture avec un financement accru, de nouvelles initiatives et une nouvelle approche visant à stimuler le secteur privé à entreprendre des investissements à travers la chaîne de valeur.

Dans ce contexte, la coopération entre la Banque mondiale et les fondations philanthropiques se développe dans un certain nombre de domaines. Toutefois, Mme Sulla a souligné que des efforts supplémentaires restent à faire pour comprendre et exploiter pleinement les complémentarités entre les fondations et l’aide publique au développement.

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TICAD : coopération au développement entre l’Asie et l’Afrique

juillet 7, 2008

S’exprimant lors du troisième panel du Briefing de Bruxelles sur “les nouveaux moteurs, les nouveaux acteurs dans le développement rural ACP“, l’Ambassadeur M. Keiji Yamamoto et M. Motofumi KOHARA (Directeur Général pour le développement rural auprès de JICA, Agence Japonaise Internationale de Développement), ont expliqué comment le Japon favorise la coopération Sud-Sud.

L’Ambassadeur M. Keiji Yamamoto a tout d’abord donné un aperçu de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement Africain (TICAD). Le Japon a accueilli la quatrième TICAD en mai dernier et a présidé le Sommet du G8 où le développement et l’Afrique ont figuré parmi les sujets essentiels. Les principales questions débattues lors de la TICAD IV ont été le développement de la croissance économique, de la sécurité humaine et le thème de l’environnement ainsi que les questions de changement climatique.

Du moment que le développement rural est en cause, le processus de la TICAD encourage un alignement avec l’ordre du jour du Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CCADP) afin de renforcer les capacités d’accroître la production alimentaire, d’améliorer l’accès aux marchés et soutenir la gestion durable des ressources en eau et l’utilisation des terres. Le Japon reconnaît la gravité de la crise alimentaire et a fixé une série d’interventions d’urgence et est prêt à investir dans les infrastructures et l’amélioration des technologies à long terme, notamment en doublant la production de riz au cours des dix prochaines années.

M. Motofumi Kohara a souligné que la JICA, de concert avec l’Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA), a lancé la “Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique” (CARD) comme un des mécanismes visant à stimuler la production de riz. La coalition représente un groupe consultatif des donateurs bilatéraux et multilatéraux, ainsi que pour les organisations régionales et internationales travaillant en collaboration avec les pays africains producteurs. M. Kohara a déclaré que dans la mise en Å“uvre de CARD, les expériences asiatiques sont très utiles, bien que les conditions qui prévalent en Afrique et en Asie soient différentes à bien des aspects. Il a souligné que l’amélioration de la production de riz en Afrique sera aussi un facteur important dans la coopération Sud-Sud entre l’Afrique et l’Asie.

(interview en anglais)

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Coopération trilatérale UE-Afrique-Chine pour le développement du continent africain

juillet 6, 2008

Prenant la parole au cours du deuxième panel du Briefing de Bruxelles sur “les nouveaux moteurs, les nouveaux acteurs dans le développement rural ACP“, M. Uwe Wissenbach, coordinateur pour les relations Afrique-Chine à la Commission européenne, a présenté l’approche de l’UE face à l’émergence de la Chine en Afrique.

Tout comme ses deux collègues lors de ce même panel (M. Wang et Mme Edinger), M. Wissenbach a réaffirmé que la Chine est encore un modeste donateur - en particulier dans le secteur rural - et que son impact en Afrique ne sera pas énorme en termes d’aide. La Chine a plutôt un impact beaucoup plus important en Afrique en tant que client commercial pour les produits alimentaires ou comme concurrent dans les négociations de l’OMC. Dans ce cadre, nous ne pouvons penser seulement à la concurrence, mais aussi devons veiller à la coordination de l’aide.

M. Wissenbach a reconnu que la Chine a réalisé une croissance économique impressionnante, mais il a également rappelé que « le développement n’est pas seulement celui du PIB ». Il y a des leçons à tirer de l’expérience chinoise, laquelle est en train d’éloigner les populations de la pauvreté, mais a aussi conduit à une détérioration d’autres indicateurs de développement. Il ne suffit pas pour l’Afrique de copier simplement le modèle chinois et adopter une sorte de consensus de Beijing. L’Afrique devrait avoir aussi une approche pragmatique au développement et trouver les meilleures solutions selon les besoins.

(interview en anglais)

Il a conclu son intervention en définissant la position de l’Union Européenne dans ce cadre. Selon lui, la forte orientation donnée à la coopération Afrique-Chine engendre beaucoup de controverses inutiles, des querelles entre bailleurs de fonds traditionnels et émergents ne devraient être encouragées et la légitimité de chaque acteur doit être respectée. La Chine, l’Afrique et l’UE devraient simplement «travailler ensemble comme partenaires normaux ». Il existe en effet un certain nombre de domaines où ce type de coopération peut être utile - par exemple ceux du changement climatique, du développement de la paix et de la sécurité, de la gestion durable des ressources naturelles.

Ce cadre trilatéral entre l’UE, la Chine et l’Afrique devrait aussi s’appuyer sur des structures existantes telles que le NEPAD, et pourrait apporter une meilleure coordination en appuyant les initiatives africaines. Les pays africains devraient en fin de compte avoir un pouvoir décisionnel majeur et décider des règles et des paramètres de cette coopération.

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Les donateurs peuvent améliorer la distribution de l’aide au développement rural

juillet 6, 2008

Intervenant lors du Briefing de Bruxelles sur “les nouveaux moteurs, les nouveaux acteurs dans le développement rural ACP“, M. Christoph Langenkamp a présenté l’expérience de la Plateforme Globale des Donateurs pour le développement rural et expliqué comment celle-ci favorise l’efficacité de l’agenda de l’aide.

La Plateforme Globale des Donateurs pour le développement rural a été créée en 2004, lorsque l’attention internationale sur l’agriculture était à son plus bas. Au cours de la période 1978-2005, les données montrent que non seulement les engagements d’APD en faveur de l’agriculture ont baissé de façon spectaculaire, mais que les pays bénéficiaires des dépenses sur l’agriculture avaient également diminué. La crise actuelle et la montée vertigineuse des prix des produits alimentaires sont aussi les résultats de ces sous-investissements dans l’agriculture. Bien que le Programme vise à mettre l’agriculture et le développement rural à nouveau à l’ordre du jour, selon M. Langenkamp la responsabilité principale pour le développement agricole est liée aux gouvernements nationaux qui doivent assurer la priorité de ce secteur.

(interview en anglais)

Bien qu’un important déficit de financement existe, avec environ 20 milliards de dollars par an nécessaires pour tous les pays en développement afin d’atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire, M. Langenkamp a souligné qu’il devrait être possible de combler cette lacune. À cet égard, il sera important de reconnaître le rôle des nouveaux acteurs et le changement de l’architecture de l’aide en cours.

Avec le retour de l’agriculture à l’ordre du jour, il est important de s’assurer que ce thème reste comme une priorité dans les débats, a mis en garde M. Langenkamp. Pour cela, nous avons besoin d’une leadership inspirée et d’une large politique fondée sur les communautés au niveau des pays. Il a souligné que nous devons éviter un retour au boom and bust situations, et au contraire assurer la durabilité à long terme du financement pour le développement agricole. La croissance agricole est le moyen le plus efficace de réduire la pauvreté dans une économie fondée sur l’agriculture.

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