5 décembre : L’aide peut-elle améliorer le commerce ? Le nouvel agenda de l’aide au commerce

novembre 15, 2007

Le 5 décembre, le CTA, conjointement à d’autres partenaires, a organisé, dans le cadre des Briefing sur le développement rural à Bruxelles, série de débats sur des questions et défis importants pour le développement rural dans le cadre de la coopération UE/ACP, la troisième réunion, sur le thème “L’aide peut-elle améliorer le commerce? Le nouvel agenda de l’aide au commerce”.

Consultez le programme, les présentations, les vidéos, les informations sur les intervenants, les interviews et autres documents pertinents.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Romano Purro (rp@euforic.org)


Documents pour la troisième réunion

novembre 14, 2007

Panélistes et modérateurs pour la troisième réunion

novembre 13, 2007

Uri Dadush - Banque mondiale
Uri Dadush, de nationalité française a été nommé directeur du département du commerce international en juillet 2002. Ce département est le lieu unique où sont regroupés et traitées toutes les questions relatives au commerce à la Banque mondiale. A ce poste, M. Dadush est également responsable de la gestion du groupe Perspectives du développement. Ce groupe est chargé de l’analyse et des projections de l’économie mondiale et de ses implications pour les pays en développement, notamment les tendances des flux de capitaux et des prix des produits de base primaires.

M. Dadush a été président du Conseil du secteur de politique économique et directeur de la politique économique.
Avant de rejoindre la Banque mondiale en 1992, M. Dadush a été président de l’Economist Intelligence Unit, qui fait partie de The Economist Group, de 1986 à 1992. Il a été Vice Président du Groupe à l’international, pour Data Resources, Inc., de 1982 -1996. Il a également travaillé comme conseiller principal chez McKinsey and Co. en Italie et au Danemark.

M. Dadush a obtenu un B.A. et un M.A. en économie à l’Hebrew University et un Ph.D. en économie de l’entreprise à l’Université d’Harvard.

H.E. Patrick I. Gomes – Ambassadeur de Guyana
M. Patrick Gomes, Ambassadeur de Guyana, est actuellement Président du Groupe consultatif des Ambassadeurs ACP sur le Sucre. Il a enseigné à la Faculté d’Agriculture et à celle des Sciences sociales à l’Université des Antilles (University of the West Indies), Campus St Augustine de Trinité-et-Tobago de 1974 à 1990, puis a occupé le poste de Directeur exécutif du Caribbean Centre for Development Administration (CARICAD) à la Barbade jusqu’en 2004.

Dr Gomes a publié plusieurs articles sur les institutions de R&D dans le secteur agricole, les structures organisationnelles nécessaires pour améliorer la gestion des associations communautaires de base et les groupements paysans, ainsi que sur les politiques de développement en faveur d’une gestion durable des forêts. On lui doit également un ouvrage sur le développement rural dans les Caraïbes, paru en 1985 aux éditions St Martin’s Press.

Glenys Kinnock - Parlement européen et Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE
Glenys Kinnock a été élue au Parlement européen en 1994 et réélue en 1999 et en 2004. Elle représente actuellement le Pays de Galles et est membre du Comité développement et coopération du Parlement européen. Glenys est co-présidente de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE depuis 2002 et porte parole du parti travailliste pour le développement international au Parlement européen.

Glenys est présidente de One World Action, une ONG de développement. Elle parraine également la campagne Drop the Debt, est vice présidente des Parliamentarians for Global Action, et membre du Conseil du Voluntary Service Overseas

Philip Kiriro – Fédération des Agriculteurs d’Afrique de l’Est (EAFF)
Philip Kiriro a une longue expérience dans l’agriculture rurale. Nommé expert vulgarisateur par le gouvernement kenyan, il a occupé ce poste de 1973 à 1975. Il a ensuite été maître de conférences à l’université Egerton au Kenya. M. Kiriro a également été président de la Livestock Committee Agricultural Society du Kenya (ASK- NAKURU BRANCH), membre du Conseil de l’Agricultural Society du Kenya (ASK-NATIONAL), et président du Kenya National Farmers Union (KNFU). Il est l’ancien Vice-président d’honneur de la Kenya National Federation of Agricultural Producers (KENFAP). M. Kiriro a travaillé comme consultant pour l’initiative NEPAP/CAADP pour autonomiser les paysans d’Afrique australe et orientale et assurer leur participation. Il a mené des évaluations pour des agences de bailleurs de fonds sur des projets en Afrique dans les communautés d’agriculteurs. Il a un diplôme de maîtrise ès sciences de la Texas A & M University ainsi qu’une formation post universitaire variée en politique agricole, plaidoyer pour la biochimie génétique et le développement participatif. Il est agriculteur dans le district de Nakuru au Kenya.

Liselotte Isaksson - Commission européenne, DG Développement
Liselotte Isaksson travaille à la DG Développement et Relations avec les États ACP de la Commission européenne. Economiste de formation, elle fait partie de l’unité Développement économique, responsable des Réseaux d’infrastructures, du Commerce et de l’Intégration régionale. Elle a en charge les questions liées au commerce et au développement, en particulier l’initiative Aide pour le commerce et la récente Stratégie de l’UE en la matière. Auparavant, Mme Isaksson s’était vu confier, entre autres principaux dossiers, ceux des produits agricoles de base et de l’appui de l’UE aux pays dépendant de ces matières premières, mais aussi de la prise en compte des problèmes environnementaux dans la coopération européenne au développement.

Mwanda Musonda - Marché Commun d’Afrique orientale et australe (COMESA)
Mr Mwansa J Musonda est conseiller commercial principal au Marché Commun d’Afrique orientale et australe (COMESA). Il est économiste de formation. Avant de rejoindre le COMESA, M. Musonda a travaillé pour la Zambia State Insurance Corporation et l’Export Board of Zambia où il a occupé divers postes avant d’en devenir le directeur général. M. Musonda a également assuré plusieurs missions de conseil pour un certain nombre d’organisations au niveau des stratégies de promotion du commerce, de marketing des exportations, de l’analyse économique de pays et des rapports de recherche, et des stratégies de formation pour les responsables de promotion du commerce. Il a fait de nombreuses missions de recherche et a servi de personne ressource à diverses réunions et à divers ateliers de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, de l’Organisation mondiale du commerce, de l’Organisation pour la coopération économique et le développement et de plusieurs instituts de recherche en Afrique orientale et australe. M. Musonda a également été administrateur dans les conseils de plusieurs entreprises
Au COMESA, il s’occupe de la libéralisation et de l’intégration du régime commercial régional (la Zone de libre échange et les préparations pour l’Union douanière), des litiges commerciaux, de l’élaboration et de l’application de la loi et de la politique régionales sur la concurrence et des problèmes du commerce multilatéral, notamment l’aide alimentaire. Il était au nombre des délégués du COMESA, assistant en qualité d’observateur aux conférences ministérielles de l’OMC de 1999, 2001, 2003 et 2005.

Cornelius Mwalwanda - Commission Economique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies
Economiste spécialisé dans le commerce et le développement, et dirigeant d’une banque centrale avec une connaissance approfondie de la finance internationale et des problèmes d’ajustement structurel des économies africaines et des négociations commerciales multilatérales. Après avoir servi son pays le Malawi, le Dr Mwalwanda a rejoint la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies en 1990, et a occupé les postes de responsable de la section des relations monétaires et financières dans l’ancienne division du commerce, du développement et de son financement et de chef d’équipe du commerce, de la dette et des finances de la division de la politique économique et sociale. Il a souvent été responsable des services organiques de l’ancienne division du commerce, du développement et de son financement (TRID), et de la division de la politique économique et sociale (ESPD). Il a participé à l’organisation d’un certain nombre de réunions et de conférences consacrées aux travaux de fond à la CEA.
Il a ensuite été nommé conseiller principal et responsable des services consultatifs du CEA à Genève. En cette capacité, il a supervisé et coordonné les activités du bureau de liaison de la CEA à Genève, en Suisse, qui sert de lien principal entre le siège de la CEA à Addis Abéba (Ethiopie) et des organisations basées à Genève, comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Les activités des services consultatifs de la CEA à Genève incluent le soutien technique au Groupe africain de l’OMC à Genève et aux pays africains dans les négociations commerciales à l’OMC ainsi qu’un appui aux activités liées à la CNUCED.

Hansjörg Neun - CTA
Le Docteur Hansjörg Neun a pris, en mai 2005, la direction du CTA. De nationalité allemande, le Dr Neun est Diplômé en sciences économiques et sociales et a consacré une thèse au “transfert de projets de la coopération technique vers les pays en voie de développement”.
Riche d’une expérience de terrain de plusieurs années en Afrique (Burkina Faso, Éthiopie et Égypte notamment), il est intervenu dans la gestion de projets et de grands programmes pour la coopération technique allemande et européenne et a été impliqué dans diverses négociations avec les gouvernements, les bailleurs et les institutions internationales. Dr Neun a également une connaissance pratique de l’agriculture car il a travaillé très jeune sur l’exploitation horticole paternelle qui produisait des fleurs et des légumes en Allemagne.
Avant de prendre la direction du CTA, Dr Neun travaillait au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ).
Sheila Page – Overseas Development Institute (ODI)
Sheila Page est Senior Research Associate à l’Overseas Development Institute de Londres. De 1982 à 2005 elle y a travaillé comme chercheur universitaire. Auparavant, elle était à Queen Elizabeth House à Oxford, 1972, et au National Institute of Economic and Social Research, 1972-82. Ses domaines d’intérêt dans la recherche portent sur comment et pourquoi les pays en développement participent aux négociations internationales et aux relations commerciales internationales entre les pays développés et en développement, notamment le traitement spécial et différentiel, l’aide au commerce, et les accords UE-ACP et UE-MERCOSUR. Elle a également conseillé les pays en développement d’Afrique et d’Amérique latine dans des négociations multilatérales et régionales. Parmi ses publications, The Potential Impact of the Aid for Trade Initiative (L’impact potentiel de l’initiative de l’aide au commerce), préparé pour le G-24 d’avril 2007, Trade and Aid: Partners or Rivals in Development Policy (2006) Commerce et aide: partenaires ou rivaux dans la politique de développement), Special and Differential Treatment for Developing Countries in the WTO (Traitement spécial et différentiel pour les pays en développement à l’OMC), avec Peter Kleen (2005), Regionalism among Developing Countries (2000) (régionalisme dans les pays en développement), World Commodity Prices: Still a Problem for Developing Countries? (2001) (Prix des produits de base : un problème persistant pour les pays en développement ?), How Developing Countries Trade (1994) (Comment les pays en développement font-ils du commerce ?), World Trade Reform: do Developing Countries Gain or Lose? (1994) (Réforme du commerce mondial : les pays en développement gagnent-ils ou perdent-ils ?), Trade, Finance and Developing Countries (1989 (Commerce, finance et pays en développement).

Lluis Riera - Commission européenne, DG Dévéloppement
Lluis Riera Figueras est Directeur du Département Questions thématiques des politiques de développement auprès de la DG Développement de la Commission européenne depuis janvier 2007.
Il a rejoint la Commission européenne en 1987, après dix ans d’enseignement comme professeur de Commerce Internationale et Economie européenne. Il a été Chef d’Unité pour les Relations avec les Institutions de l’Afrique de l’Ouest et de la Côte à la DG Développement de la Commission européenne de 1991 à 1996, puis Directeur sur les questions du Fond Social Européen à la DG Emploi et Affaires Sociales de la CE de 1996 à 2002 et Directeur pour les politiques des Instruments Structurels de pré-adhésion à la DG Politique Régionales de 2002 à 2006.

Michael Roberts – Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
Michael Roberts a rejoint la Division ‘Agriculture et Produits de base’ du Secrétariat de l’OMC en septembre 2001, où il travaille comme expert sur l’Accord relatif aux mesures Sanitaires et Phytosanitaires (SPS).
En 2004, il a été nommé Secrétaire du Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (FANDC), une initiative conjointe de l’OMC, de la FAO, de l’OIE, de la Banque mondiale et de l’OMS. Le FANDC a pour objectif d’aider les pays en développement à appliquer les normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) internationales, afin d’améliorer leur situation sanitaire humaine, animale et végétale, renforçant ainsi leur capacité à s’assurer durablement un accès au marché. Le FANDC se veut également un instrument de coordination des services de coopération technique axés sur la fourniture et la mise en œuvre des normes SPS.

Karin Ulmer - APRODEV
Karin Ulmer est actuellement chargée de mission à APRODEV, association qui regroupe 17 grandes organisations de développement et d’aide humanitaire en Europe et qui travaille en étroite collaboration avec le Conseil œcuménique des églises (WCC). Spécialiste des politiques européennes en matière de genre et de commerce, elle participe activement au suivi des négociations d’APE depuis 2002.
Mme Ulmer est co-auteure de l’étude d’évaluation des APE au Zimbabwe, intitulée « EPA-What’s in it for Women?/APE – Quel intérêt pour les femmes ? », et a contribué à l’élaboration de la campagne de plaidoyer Nord-Sud en faveur de la filière avicole et du développement rural, en coopération avec l’association camerounaise ACDIC. De même, elle a initié, en collaboration avec l’ICTSD, un travail conceptuel d’évaluation comparative (benchmarking) du développement dans les négociations d’APE, qui a donné lieu à des projets de recherche dans les Caraïbes et dans les pays de la SADC. Ancienne administratrice hors classe au sein du Réseau WIDE, Karin Ulmer a également travaillé comme coordinatrice des programmes à la Fédération européenne pour l’apprentissage interculturel, au titre du service volontaire à temps plein dans des pays tiers. Jusqu’en 1998, elle a joué un rôle majeur dans le projet phare de l’UE sur le Service volontaire européen axé sur l’exclusion sociale, en coopération avec le Forum européen de la jeunesse, et a pris une part active au Dialogue euro-arabe sous l’égide du Conseil de l’Europe et du Centre Nord-Sud. De nationalité allemande, Mme Ulmer est titulaire d’une Maîtrise en Sciences sociales comparatives européennes, obtenue à l’University of North London et à la Hogeschool Maastricht, ainsi que d’une Licence en sciences sociales et éducation religieuse auprès de l’EFH (Académie de Fribourg, Allemagne).


Grand temps pour l’action européenne sur le changement climatique - fini les paroles !

novembre 8, 2007

Intervenant lors de la conférence ‘Comment le climat change l’agriculture dans les pays ACP? Les voix du terrain‘, Bernard Petit, Directeur Général Adjoint pour le développement à la Commission européenne, a insisté sur le besoin de mettre les stratégies d’adaptation au centre de la coopération de l’UE avec les pays ACP. Actuellement la partie de l’aide consacrée aux stratégies d’adaptation est ‘insignifiante’, il y a un urgent besoin d’augmenter ce type d’aide qui concerne directement la lutte contre le changement climatique ; les Etats membres et les Etats donateurs doivent à ce propos être “beaucoup plus généreux.”

Selon M. Petit, nous sommes en présence d’un paradoxe inquiétant : alors que les pays ACP sont particulièrement touchés par le changement climatique, en même temps ils sont parmi les moins préparés pour y faire face. Malheureusement, ceci démontre que tous les efforts mis en place pour tenir foi aux Objectifs du Millénaire pourraient facilement être affaiblis ou rendus vains par les effets du changement climatique.

Tenant compte de cette situation, M. Petit a indiqué les deux directions principales que devrait suivre l’Union européenne. En premier lieu, les stratégies d’adaptation doivent tenir compte et inclure le partenariat UE - Afrique, et les chefs d’Etat et de gouvernement européens et africains doivent concorder sur les actions concrètes à entreprendre afin de faire face aux menaces liées au changement climatique.

Deuxièmement, reconnaissant que le changement climatique n’implique pas seulement le rapport Nord-Sud mais concerne l’ensemble de la planète, une approche plus politique est nécessaire. C’est pourquoi l’UE travaille actuellement sur la construction d’une alliance globale sur le changement climatique, impliquant les pays en voie de développement, spécialement les Etats insulaires, créant une plateforme pour un dialogue politique qui puisse conduire à une vision partagée sur comment faire face, d’une façon nouvelle et ambitieuse, aux défis posés par le changement climatique.

En particulier, l’alliance globale telle que proposée a pour but de définir certaines actions spécifiques, mais aussi de relancer des programmes d’adaptation existant, diminuant les émissions de CO2, réduisant le risque de catastrophes naturelles et donnant une importance majeure au changement climatique dans les stratégies de développement d’un point de vue général, en intégrant davantage le changement climatique dans les différentes politiques de développement.

Tout cela est certes facile à dire; le mettre en pratique l’est beaucoup moins!

Ce qui est certain est que l’UE doit se montrer davantage responsable face aux régions et pays les plus exposés aux effets du changement climatique.


Améliorer la base de connaissances pour faire face aux défis du changement climatique

novembre 8, 2007

L’impact du changement climatique sur l’agriculture et le développement rural a été affronté par Mme Katherine Sierra, représentante de la Banque mondiale, lors de l’événement parallèle « Comment le climat change l’agriculture dans les pays ACP ? Les voix du terrain », dans le cadre des Journées européennes du développement.

Mme Sierra a présenté le travail de son institution pour faire face aux conséquences du changement climatique sur l’agriculture et le changement climatique. La situation, selon elle, connaît une tendance négative : augmentation des températures, précipitations trop abondantes et sécheresse, augmentation du niveau des eaux et diminution de la résilience comme effet direct de la fréquence d’événements exceptionnels.

L’impact des ces différents facteurs peut facilement être constaté dans la diminution de terrains cultivables, la dégradation de l’environnement, la faible disponibilité d’eau, la réduction de terres fertiles, des conditions sanitaires souvent déplorables et l’augmentation de conflits liés au manque de ressources.

Tout cela représente une situation sans aucun doute inquiétante. Par conséquent, la question est : que faire ?

Selon Mme Sierra, le changement climatique doit devenir une partie fondamentale de l’action quotidienne de la communauté du développement dans son ensemble. Certaines actions concrètes doivent se concentrer sur l’usage de l’eau pour différentes fonctions et son transfert afin de réduire les inondations, sur une bonne gestion de la terre, une augmentation de la productivité agricole et une gestion durable des ressources des forêts.

La Banque mondiale, tout comme la communauté internationale du développement, est en retard sur ce thème, mais est bien consciente du besoin d’inverser la tendance et du type de réponse que le défi requiert.

En premier lieu et par dessus tout, cela signifie augmenter la base de connaissances sur la question du changement climatique.


Le climat modifiera l’agriculture, comment les pays ACP peuvent-ils y faire face?

novembre 8, 2007

Lors des récentes Journées Européennes du Développement, les organisateurs des ‘Brussels briefings’ ont apprêté une session parallèle sur le thème «Comment le climat change l’agriculture dans les pays ACP? Les voix du terrain», afin de donner la possibilité aux acteurs concernés de s’exprimer sur la question.

Plus de 200 personnes ont pris part à la session pour connaitre comment les différentes organisations et institutions font face, ou se préparent à faire face, aux défis posés par le changement climatique dans les pays ACP. Les intervenants de la Commission européenne et de la Banque mondiale ont souligné l’envergure des défis: une augmentation de 3 degrés de la température dans le monde conduirait à la famine plus de 150 million de personnes. Plus de la moitié d’entre elles en Afrique et en Asie. Considérant les implications pour l’Afrique, une telle augmentation de la température en Uganda, par exemple, détruirait les productions existantes de café, dont dépendent beaucoup de petits agriculteurs.
La gravité du problème ressortait clairement aussi des autres interventions.
Deux éléments principaux caractérisent les différents projets mis sur pied pour faire face au changement climatique :

1) Une demande d’un meilleur accès à l’information afin de mieux prévoir les effets du changement climatique dans chaque communauté;

2) Un besoin de meilleures connaissances des problèmes liés au changement climatique et une volonté de promouvoir l’échange d’expériences d’adaptation au sein de la communauté.

Deux approches très intéressantes étaient représentées par une trousse à outils développée par des chercheurs afin d’aider les météorologistes en terme de prévision climatique, et une utilisation plus importante de la vidéo et de travail participatif par des sociologues afin de promouvoir l’exchange de stratégies d’adaptation entre les différentes communautés.

Le panel conclusif à analysé de façon plus approfondie les approches de la communication et les instruments inhérents afin de trouver et partager l’information et développer de meilleures capacités pour faire face aux problèmes liés au changement climatique.


Comment le climat change l’agriculture dans les pays ACP? Les voix du terrain

novembre 7, 2007

Dans le contexte des Journées européennes du développement 2007, la DG Développement de la Commission européenne, le CTA, l’UNITAR, Euforic, et l’IIED ont organisé un événement parallèle sur les défis du changement climatique pour le développement, spécifiquement en ce qui concerne les pays ACP.

Le programme était structuré autour de deux sessions. La session 1 a examiné «Les défis du changement climatique pour la politique agricole et certaines stratégies d’adaption», abordant des cas concrets au Nigeria, Mali et Malawi. La session 2 a mis l’accent sur le thème «Améliorer les connaissances et partager les meilleures pratiques», introduisant quelques approches et outils pour renforcer les flux d’information et l’accès à la base de connaissances.

Écoutez les voix de Sénégal, Nigéria, Zimbabwé, et Trinidad.
Liens:

Note introductive

Programme

Profil des panélistes et des modérateurs