octobre 28, 2007
Tout au long des panels de discussions, le deuxième «Briefing de Bruxelles sur le développement» a donné lieu à un débat animé au cours duquel les participants ont échangé des points de vues, interrogé les orateurs et offert une perspective générale sur ce qui doit être fait pour faire avancer l’agriculture africaine.
Nous avons interrogé certains participants, leur demandant une brève réaction sur le débat en cours.
Plusieurs producteurs étaient présents à la réunion, aussi bien comme panélistes que comme participants. En général, la Communication de la CE sur l’Etat d’Avancement de l’Agriculture en Afrique a été appréciée, bien que différents points aient été soulignés à propos de son effective réalisation.
Ajay Vashee, Afrique du Sud (en anglais):
Elizabeth Mpofu, Zimbabwe: (en anglais):
Pour certains, l’élément manquant est que la Communication ne reconnait pas qu’il est impossible de développer l’agriculture en Afrique sans tenir compte aussi du cadre général dans son ensemble, faisant référence aux questions liées, souvent en conflit, comme la Politique Agricole Commune, les négociations APE et les discussions au sein de l’OMC.
Buba Khan, ActionAid
en anglais):
La question de la cohérence de l’aide aussi représente un point de vue à suivre pour certaines ONG européennes comme APRODEV (écouter la vidéo - en anglais).
Mamadou Cissokho, faisant référence à une intervention de Mariano Iossa d’ActionAid, a souligné que les producteurs ne doivent pas se limiter à se voir offrir un siège, mais doivent aussi agir concrètement et être impliqués. Pour M. Cissokho, l’UE devrait cesser de proposer des mesures qu’elle n’applique même pas à elle-même. Tout dialogue doit tenir compte de la réalité des faits en qui concerne les mesures de protection commerciale et d’aide au commerce. Par rapport au World Development Report, M. Cissokho a demandé à ce que la Banque Mondiale (écouter l’interview - en anglais) prenne ses responsabilités face à la désastreuse situation que connait l’agriculture en Afrique.
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octobre 27, 2007
Intervenant lors du Briefing sur l’Etat d’Avancement de l’agriculture africaine, M. John Okidi de IFPRI a présenté une vision critique de la Communication de la CE.
(en anglais)
Reconnaissant que l’initiative va dans la bonne direction, finançant une politique de développement de l’agriculture, de capacity building et de recherche, M. Okidi a demandé s’il existe réellement un groupe de producteurs prêts à répondre aux politiques environnementales proposées, et si l’initiative aurait porté les fonds directement dans les poches des producteurs africains. Les producteurs doivent déjà faire face à toute sorte de défis, non seulement à un manque de ressources. “Quel progrès réels y-aura-t-il pour les producteurs?”
M. Okidi a insisté afin qu’une approche participative venant du bas soit suivie, qui tienne compte des réalités du point de vue de la production et des marchées toujours plus sophistiqués dans lesquels les producteurs se trouvent à devoir travailler.
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octobre 27, 2007
Appréciant le nouvel intérêt porté à l’agriculture, Mohamed Béavogui du FIDA a centré sa présentation sur la question de l’efficacité concrète du développement. Son but était de “voir ce qui peut être fait de façon différente, afin de donner une contribution significative au processus d’avancement de l’agriculture en Afrique.”
(video en anglais)
Malgré les contraintes décrites par les autres participants, le contexte de l’Afrique de l’Ouest présente différentes opportunités, spécialement en termes de démocratisation et décentralisation, intégration régionale et libéralisation du marché. Même si de façon lente, le processus avance et doit être encouragé.
Dans ce cadre-ci, le support financier du FIDA pour l’agriculture en Afrique s’est caractérisé par une ferme augmentation durant les dix dernières années, conjointement avec le développement d’un plan d’action structuré autour de desseins précis: attention à l’implémentation, politique de support et engagement; développement et support institutionnel; partage des connaissances et innovation.
M. Béavogui a souligné le besoin de plus amples possibilités d’échanges, de partages de formations et d’enseignements réciproques, remarquant qu’une innovation importante prend place actuellement en Afrique. Un support plus important à la culture de l’apprentissage est donc crucial.
C’est précisément dans ce sens que des partenariats solides doivent être mis en place afin de faciliter l’avancement de l’agriculture en Afrique.
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octobre 26, 2007
Lors de son intervention à l’occasion du Briefing sur le Développement consacré à l’état d’avancement de l’agriculture en Afrique, Philipp Kiriro, représentant de la Fédération des producteurs d’Afrique de l’Est (Eastern Africa Farmers Federation, EAFF) a salué avec enthousiasme l’initiative de la Commission européenne. Toutefois, il a rappelé que les producteurs doivent être mis au centre de la réalisation du programme de la Communication; faire progresser l’agriculture africaine doit en effet prévoir un partenariat réel entre les différents acteurs.
Alors que l’agriculture africaine est constituée principalement de productions de petites dimensions, elle en demeure néanmoins l’activité principale de la plus grande partie de la population. Il est cruciale que cette activité puisse fonctionner, du moment que cela portera “croissance, réduction de la pauvreté et autres bénéfices.” Toutefois, pour que cela se produise, l’agriculture africaine doit être transformée.
Cette transformation, selon M. Kiriro, implique que les marchés locaux et régionaux soient ciblés, spécialement en accélérant l’intégration régionale et en créant des unions douanières régionales. Les standards de sécurité et qualité aussi doivent être améliorés, “pour tous les consommateurs, pas seulement pour les exportations vers les marchés européens”. Efficacité et compétitivité sont aussi des aspects cruciaux. Selon M. Kiriro, il doit y avoir une ‘compétition équitable’, et cela demande des mesures de protection et d’investissements qui puissent permettre à l’agriculture africaine de se développer et d’être compétitive dans différents marchés.
Par rapport aux producteurs, M. Kiriro a plaidé pour une meilleure organisation: jusqu’ici “nous avions tout faux” et on ne peut améliorer l’agriculture africaine si les producteurs eux-mêmes ne travaillent pas ensemble, débattant entre eux et travaillant en réseau, tant au niveau national que régional. Dans la plupart des pays, certaines structures existent déjà, mais il reste beaucoup à faire pour créer des organisations professionnelles de producteurs qui puissent participer au processus CAADP/AAA.
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octobre 26, 2007
S’exprimant à l’occasion du deuxième séminaire des Briefings sur le Développement à Bruxelles, centré sur le thème de l’Etat d’Avancement de l’Agriculture Africaine, Martin Bwalya du NEPAD a insisté sur le rôle de l’agriculture dans le développement durable dans l’agenda international, plaidant pour une place plus influente, face à la réduction de la pauvreté et aux Objectifs du Millénaire.
De son point de vue, ce qui est nouveau à ce stade en Afrique, est la volonté politique et l’engagement pour renforcer le rôle de l’agriculture, avec un réel changement de mentalité en termes de décideurs de politiques agricoles.
Ces nouveaux éléments sont clairement mis en évidence dans le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), qui se veut bien plus qu’un simple instrument de mobilisation de ressources: le CAADP représente un instrument de partenariat, collaboration, réforme institutionnelle, internationalisation mais aussi participation locale à tous les niveaux.
Toutefois, selon M. Bwalya, après beaucoup de paroles, le moment est venu de se focaliser sur l’implémentation et la concrétisation du travail. M. Bwalya a porté son attention sur des thèmes come la gouvernance et autres questions institutionnelles, alignement et harmonisation entre les différents acteurs, et les mécanismes pour favoriser le dialogue et l’information qui doivent être entrepris.
En général, le NEPAD travaille afin d’aligner la Communication au processus CAADP, mettant en évidence les caractéristiques communes aux deux initiatives. La CE et l’UE doivent poursuivre leurs efforts pour faire progresser l’agriculture africaine, en se focalisant en particulier sur l’augmentation de la productivité, le développement de capacités institutionnelles et le support a des politiques de réforme ainsi qu’un monitorage et une évaluation sur le terrain.
(video en anglais)
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octobre 23, 2007
Prenant la parole lors du deuxième séminaire des Briefings sur le Développement à Bruxelles sur la Communication de la Commission européenne «Faire progresser l’agriculture en Afrique», Denis Kyetere du «Forum pour la Recherche sur l’agriculture en Afrique » (FARA) a souligné la cohérence entre la nouvelle initiative de la CE et les priorités stratégiques du FARA et des organisation subrégionales partenaires.
M. Kyetere a particulièrement encouragé l’approche régionale et subrégionale adoptée par la Communication de la CE et la façon dont tous les acteurs concernés sont impliqués.
Il a mis en évidence le thème “Recherche, systèmes de connaissances et diffusion de l’information” come un secteur sensible où un nouveau partenariat efficace peut être développé sur le terrain.
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octobre 22, 2007
Angel Elias Daka, représentant du COMESA, a exposé le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), présentant ses quatre piliers, son rôle et l’état actuel de ses activités.
(video en anglais)
En particulier, le CAADP part du principe que l’Afrique possède une énorme quantité de terres, la plupart desquelles sont de plus en plus dégradées et progressivement abandonnées. L’insécurité alimentaire est une conséquence primaire de cette situation. Pour cette raison, l’objectif du CAADP est de réduire de moitié les personnes souffrant la faim programmant une hausse de la production agricole annuelle de 6% d’ici 2015. Cela sera possible uniquement si les investissements dans l’agriculture augmenteront d’environ 10% par rapport aux budgets annuels nationaux.
Le premier pilier de ce programme a pour but d’augmenter le nombre de terres cultivables et le contrôle de l’eau; le second s’adresse aux questions d’infrastructure comme le transport et l’irrigation; le troisième se concentre sur le manque d’alimentation et la réduction de la famine; enfin le quatrième pilier tente d’améliorer la production agricole a travers une amélioration technologique.
D’un point de vue opérationnel, le processus commence avec l’intervention d’une personne de référence dans les différents ministères nationaux de l’agriculture. Cette personne forme un comité de pilotage avec des représentants des tous les secteurs concernés. Ce comité porte à une conférence des donateurs où différentes options sont élaborées et approuvées et un document commun est signé.
Le CAADP est opérationnel dans tout les Etats du COMESA; le Rwanda a été le premier pays a adopté le processus. D’ici 2008, tous les pays du COMESA auront défini des programmes de développement à travers le processus du CAADP.
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